Le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Saad Arous, a indiqué, mercredi, que la hausse du nombre des nouveaux inscrits sur les listes électorales et celui des candidats aux élections locales, prévues le 28 novembre prochain, battait en brèche les allégations faisant état d'une abstention électorale, appelant à une participation large, consciente et responsable à ce rendez-vous.

Dans une déclaration à la presse, M. Arous a relevé que "la hausse du nombre des nouveaux inscrits sur les listes électorales et celui des candidats par rapport aux élections locales de 2021, montrent clairement que les allégations sur l'abstention électorale ne reposent pas sur les données enregistrées et ne sont étayés par aucun des chiffres disponibles".

"Ces données confirment que ce rendez-vous électoral trouve un écho dans l'engagement des citoyens et la compétition entre les forces politiques pour les représenter sur le terrain", a-t-il ajouté.

Il a souligné, à cet égard, que "les faits sont plus éloquents que les prévisions et les chiffres plus fiables que les jugements préconçus", précisant que "l'enjeu ne se limite pas à l'inscription ou à la candidature, mais se concrétise le jour du scrutin, lorsque la volonté de participer se transforme en un acte démocratique et que la voix du citoyen devient l'expression libre de son choix".

M. Arous a appelé le peuple algérien à faire du 28 novembre prochain "une échéance marquée par une participation large, consciente et responsable, afin que le citoyen ne laisse pas d'autres décider à sa place et ne rende pas sa volonté tributaire des prévisions d'autrui".

Il a également souligné que ce rendez-vous électoral se déroule au moment où "le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, insiste sur la nécessité de respecter la Constitution et la loi et de préserver les droits et les libertés. L'ANIE est tenue d'assumer sa responsabilité en garantissant la neutralité, la transparence, l'égalité des chances et la protection de la liberté de choix". Après avoir passé en revue les différents chiffres relatifs aux dossiers de candidature pour cette échéance, le président de l'ANIE a relevé que ces données font apparaître une hausse du nombre de candidats, par rapport aux élections locales de 2021, " ce qui dément les allégations relayées au sujet d'une désaffection pour se porter candidat".

S’agissant des dossiers de candidature rejetés, le responsable a précisé que "les décisions de rejet ont été motivées conformément aux dispositions légales applicables, dans le respect du droit des concernés d’introduire des recours devant les juridictions compétentes, en vue de garantir la préservation des droits et le règlement des litiges conformément aux procédures et aux délais légaux", rappelant que l’opération de remplacement des candidats se poursuit jusqu’au 28 octobre courant".

M. Arous a également rappelé que les préparatifs des élections locales ont débuté dès la convocation du corps électoral par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, précisant qu’elles se dérouleront "sur la base de notre conviction profonde selon laquelle la régularité des élections ne dépend pas du seul jour du scrutin", mais se construit par l’application de la loi tout au long d’un processus intégré, qui exige une préparation rigoureuse, la régularité des procédures, le respect des délais et la préservation des droits, depuis la révision exceptionnelle des listes électorales et l’examen des dossiers de candidature jusqu’à la campagne électorale, au jour du scrutin, au dépouillement des voix et à la proclamation des résultats".

L’Autorité nationale, a-t-il précisé, a "mobilisé ses structures centrales et locales et œuvré à coordonner leurs efforts et à assurer le suivi des différentes étapes du processus électoral, en veillant à unifier la méthodologie de travail et à traiter les questions juridiques et procédurales, afin de garantir la cohérence dans la bonne application de la loi".

"La loi est notre référence dans chaque procédure et notre critère dans chaque décision, et aucun critère autre que ceux prévus par ses dispositions et ses garanties n’est pris en considération", a-t-il souligné, ajoutant "partant de notre conviction que les élections constituent une responsabilité nationale partagée, nous avons fait du dialogue avec les acteurs politiques l’un des piliers des préparatifs. Nous avons ainsi tenu des rencontres avec les présidents et les représentants des partis politiques représentés au Parlement, et pris note de leurs préoccupations, leurs observations et leurs propositions, dans un climat d’ouverture, d’écoute et de respect du pluralisme, et ce, en tant que partenaires authentiques du processus électoral".

Les délais légaux pour l’examen des dossiers de candidature aux élections locales ont expiré dimanche dernier à minuit, a-t-on rappelé.