Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a appelé les jeunes à prendre les rênes en se portant candidats aux élections des membres des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW), prévues le 28 novembre prochain, et contribuer ainsi à la prise de décision.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République a assuré que "le développement de l'action locale passe par le renforcement du rôle de la commune et l'encouragement des citoyens, notamment les jeunes, à participer à la gestion".
Dans ce cadre, le président de la République a insisté sur la nécessité d'élire les candidats les plus qualifiés au sein des assemblées locales, eu égard à l'importance que revêt la commune, notamment après l'élargissement des prérogatives qui lui sont dévolues.
A ce propos, le président de la République a déploré la réticence de certains jeunes à se porter candidats, au moment où ils sont appelés à faire preuve de sens des responsabilités et à contribuer à la prise de décision, en s'engageant dans l’action politique, rappelant les différentes mesures prises en faveur des jeunes dans le cadre des échéances électorales, notamment le financement de leurs campagnes électorales afin de les mettre à l’abri de l’argent corrompu.
Par ailleurs, le président de la République a affirmé que "le dialogue avec les partis politiques représentés au Parlement demeure ouvert", les considérant comme "un partenaire essentiel dans la gestion des affaires publiques".
En réponse à une question sur les positions exprimées par certaines formations politiques quant à la décision de créer une prison de haute sécurité à Tanezrouft, dans le Grand Sud, réservée aux barons de la drogue, le président de la République a déclaré: "Nous sommes obligés de protéger le citoyen contre ce fléau, d’autant que la drogue, utilisée sous toutes ses formes et en quantités déraisonnables, est devenue un outil de guerre contre l’Algérie".
"Ceux qui se trouvent à l'origine de cette guerre hybride sont des saboteurs qui ciblent l'Algérie à travers sa jeunesse", a-t-il ajouté.
S'agissant de l'instauration de la peine de mort pour certains crimes, tels que ceux liés aux incendies volontaires et à l'enlèvement d'enfants, le président de la République a assuré que "quiconque dénonce cette décision doit affronter le peuple algérien". Cette peine est "adoptée par plusieurs pays démocratiques", a-t-il rappelé, précisant qu’elle "ne va nullement à l'encontre de nos traditions et de notre croyance".
Et de conclure en affirmant que le droit de l'accusé à la défense et à l'épuisement de toutes les voies de recours est légalement garanti.