Le "Koutayeb" qui devient un cauchemar pour les desseins de Rachad[/caption]
Selon Rachad, inféodé au FIS dissous et à l’internationale islamiste, il a été fait appel à des universitaires algériens (sans les nommer) ainsi qu’à l’ancien président tunisien Moncef Al Marzouki pour répondre à Ahmed Bensaada et à son livre, qualifié d’opuscule et de « koutayeb » (petit livre) par Larbi Zitout. Mais, il faut reconnaitre que le « koutayeb » aura réussi à dévoiler les accointances de certains « ténors » avec les organismes américains d’« exportation » de la démocratie dans certains pays arabes ciblés et à mettre en échec le plan concocté pour introniser l’obscurantisme au nom de la promotion de cette même démocratie. Et ces gens-là peuvent-ils nous expliquer pourquoi il y a autant de monde pour répondre au livre de Ahmed Bensaada si ce n’est qu’un « koutayeb »?
Al Marzouki rattrappé par son passé lié au terrorisme en Syrie
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Al Marzouki avecBurhan Ghalioun , son sosie politique syrien,ami de Washington[/caption] Intronisé au pouvoir en Tunisie, à l’occasion de la chute du régime de Zineddine Ben Ali, Moncef Al Marzouki devient le soldat de la politique destructrice des états-nations menée par le petit émirat du Qatar, valet de la confrérie internationale des Frères Musulmans. Al Marzouki ouvrit la Tunisie aux propagandistes de l’OTAN et de l’internationale islamiste qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre certains pays arabes à feu et à sang, comme c’était le cas pour la Syrie et la Libye. Sur ce registre, il accueillit en décembre 2011, sur le sol tunisien, la première réunion des « Amis de la Syrie », qualifiée par le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud, de réunion des « Amis de Washington et des ennemis de la Syrie ». Il reconnaîtra le Conseil national syrien (CNS) comme « représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique ». Sur ce plan, il fut accusé par les dirigeants syriens et les médias tunisiens d’être complice de l’envoi de terroristes tunisiens vers la Syrie. Manquant de vision politique et sans mesurer ni ses paroles ni ses actes, Moncef Marzoui, le valet de « Cheikha Mouza » (surnommée Lady Banana; mouza étant la banane en arabe), appela en 2012 le président syrien Bachar El Assad à quitter le pouvoir. Dans un entretien accordé au quotidien panarabe Al-Hayat, il souligna que « le régime de Damas est fini ». « Tu partiras d'une manière ou d'une autre. Tu partiras mort ou tu partiras vivant, et c'est mieux pour toi et pour ta famille de partir vivants », dira-t-il, montrant au passage son amateurisme politique. Huit ans plus tard, le président Syrien Bachar El Assad est toujours au pouvoir et a réussi à vaincre le terrorisme international et les plans américano-sionistes, alors que l’ex-président tunisien, chassé du pouvoir en Tunisie faute d’ancrage populaire, demeure salarié chez « les émirs démocrates » de Doha. Propagandiste du Makhzen, hostile à l’Algérie Exilé durant quelques années au Maroc, Al Marzouki n’a jamais porté l’Algérie dans son cœur comme l’indique son alignement à la version marocaine concernant la fermeture des frontières terrestres de l’Algérie avec le régime du Makhzen, accusant au passage Alger de bloquer l’édification de l’Union du Maghreb Arabe. L’homme du passé qui tente d’incarner le futur, a été désavoué par les membres de sa formation politique le Congrès pour la République et cherche aujourd’hui une nouvelle virginité pour se repositionner. Al Marzouki veut saborder les bons rapports algéro-tunisiens [caption id="attachment_613" align="alignnone" width="960"]
Tebboune-Saied, entente parfaite sur le dossier libyen[/caption]
Aux dernières nouvelles, l’ancien occupant du palais de Carthage tente de semer la zizanie entre l’Algérie et la Tunisie et les bons rapports qui lient les deux pays frères. Le président tunisien Kaïs Saïed s’est rendu à Alger pour sa premier visite d’Etat à l’étranger, une visite qui coïncida avec l’arrivée au pouvoir en Algérie de Abdelmadjid Tebboune dont l’élection à la magistrature suprême mit fin aux illusions des amis d’Al Marzouki, à savoir Rachad et consorts, de récupérer le Hirak. L’imminente visite du président Abdelmadjid Tebboune à Tunis scellera davantage les relations stratégiques entre les deux pays, particulièrement sur les questions de sécurité, principalement celles liées à la crise libyenne.
L’Entente algéro-tunisienne sur la crise libyenne
Alger et Tunis partagent la même vision concernant le règlement de la crise libyenne, loin de l’intervention étrangère et loin de la solution militaire.
Tunis accueille des pourparlers inter-libyens qui sont mal vus par Rabat et leur girouette Al Marzouki. Ceux-là cherchent coûte que coûte à évincer l’Algérie du dossier libyen ne comprenant pas qu’Alger demeure l’acteur incontournable pour le règlement de cette crise qui dure depuis neuf ans. Sa présence à la Conférence internationale de Berlin est une reconnaissance de son statut, à l’opposé de Rabat qui cherche à sauver l’accord mort-né de Skhirat
Les e-mails de Hillary Clinton confirment la thèse de Ahmed Bensaada
Les e-mails de Hillary Clinton confirment la thèse de Ahmed BensaadaPour conclure, il est important de mentionner les dernières informations en provenance de Washington, concernant les liens entre les USA, la confrérie des Frères Musulmans et les organisations extrémistes dans l’objectif de chuter certains gouvernements arabes en place. En effet, les e-mails de l’ancienne Secrétaire d’Etat américain sous le règne d’Obama, Hillary Clinton, adressés à certains activistes, viennent à point nommé pour confirmer les analyses avancées par Ahmed Bensaada dans ses ouvrages « Arabesque Américaine » (2011 et 2015) et « Qui sont les ténors autoproclamés du Hirak algérien » (2020), Nous reviendrons sur le sujet dans l’une de nos prochaines livraisons.
