Le ministre d'Etat, ministre des Hydrocarbures, M. Mohamed Arkab, a souligné, mardi à Alger, la volonté de l'Algérie de réaliser un développement durable, à travers la poursuite des efforts visant à développer le secteur des hydrocarbures, à renforcer sa durabilité, à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à promouvoir les technologies propres et à consolider les capacités d'adaptation aux effets des changements climatiques.
S'exprimant lors d'une séance ministérielle, organisée dans le cadre d'un atelier national sur le financement climatique et les marchés du carbone, M. Arkab a précisé que l'Algérie, forte de ses engagements internationaux et de sa volonté de réaliser un développement durable, poursuivait ses efforts pour développer le secteur des hydrocarbures, renforcer sa durabilité, réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir les technologies propres et consolider les capacités d'adaptation aux effets des changements climatiques. Dans ce sillage, le ministre d'Etat a relevé l'importance de "mobiliser d'importantes capacités nationales et d'explorer les opportunités de coopération internationale et de financements innovants, à même d'orienter les investissements vers des projets économiquement viables et à impact climatique mesurable".
Il a, en outre, insisté sur la nécessité de faire du financement climatique un levier au service du développement national et non une simple ressource financière additionnelle, réaffirmant l'impératif d'aligner les choix retenus sur les priorités socioéconomiques du pays, dans le respect des exigences de sécurité énergétique, de compétitivité industrielle, de transfert de technologie et de développement des compétences nationales. Concernant les marchés du carbone, M. Arkab a assuré que leur intégration dans l'approche nationale nécessite une évaluation précise de leurs opportunités et défis, tout en protégeant les intérêts économiques nationaux, en préservant les droits liés aux projets et aux actifs carbone, et en veillant à ce que tout mécanisme adopté apporte une véritable valeur ajoutée à l'économie nationale.
Cette démarche requiert la mise en place d'un cadre réglementaire national intégré et d'une gouvernance appropriée, à travers la définition des règles régissant les projets carbone, des mécanismes d'approbation et de suivi, ainsi que des conditions de calcul et de vérification des réductions des émissions, en sus de l'instauration d'un système national de suivi, de signalement et de vérification garantissant la transparence et prévenant le double comptage, a-t-il ajouté.
Il a, en outre, souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les secteurs ministériels, de développer les capacités techniques et institutionnelles, et de tirer parti des expériences internationales en les adaptant aux spécificités nationales.
A ce titre, M. Arkab a rappelé que l'organisation de cet atelier qui s'étale sur deux jours, intervient dans un contexte marqué par la multiplication des défis climatiques et économiques, les changements climatiques étant devenus l'un des principaux défis stratégiques auxquels le monde est confronté, compte tenu de leurs répercussions sur les économies nationales, la sécurité énergétique et alimentaire, les ressources hydriques et la durabilité du développement.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des efforts visant à mettre en place une approche nationale intégrée et durable du financement climatique et des marchés du carbone, en harmonie avec les priorités du développement national et les engagements de l'Algérie en matière de lutte contre les changements climatiques, a-t-il précisé.
Dans ce cadre, le ministre d'Etat a rappelé que la contribution déterminée au niveau national (CDN) de l'Algérie constituait une référence fondamentale pour l'action climatique nationale, fixant un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 14 % à l'horizon 2035, avec la possibilité de porter ce taux à 31%.
De son côté, le Président-directeur général du groupe Sonatrach, M. Nour Eddine Daoudi, a estimé que la tenue de cet atelier représentait une étape importante dans l'élaboration d'une approche nationale intégrée du financement climatique et des marchés du carbone, soulignant l'importance stratégique de l'action climatique et la nécessité de redoubler d'efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et développer les capacités d'adaptation, tout en assurant un équilibre entre les exigences environnementales et les impératifs socioéconomiques.
Il a, en outre, relevé l'importance croissante du financement climatique et des marchés du carbone en tant que mécanismes de mobilisation des investissements et de leur orientation vers des projets durables, mais aussi d'encouragement des solutions technologiques à faibles émissions, assurant que leur exploitation nécessite un cadre réglementaire clair, une méthodologie rigoureuse de mesure des émissions et un renforcement de la coordination entre les différents secteurs et organismes concernés.
Pour rappel, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé l'ouverture des travaux de cet atelier organisé au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, par le ministère des Hydrocarbures et le groupe Sonatrach, avec la participation de membres du Gouvernement, de représentants d'institutions et d'organismes nationaux et internationaux et d'organisations concernées par les questions du climat et du financement, ainsi que d'experts et spécialistes du domaine.