L'Algérie a été officiellement retirée de la zone grise (juridictions sous surveillance renforcée) du Groupe d'action financière (GAFI), et ce, lors de la plénière dudit Groupe tenue le vendredi 19 juin dernier à Paris (France).
Intervenant, ce dimanche, dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, l’expert économique et financier, Idir Sassi, a rappelé que pour sortir de cette liste, dans laquelle elle figure depuis octobre 2024, l'Algérie a dû adapter son arsenal juridique, multiplier les opérations de sécurité financière et renforcer ses mécanismes de lutte contre la criminalité financière.
Selon M. Sassi, le GAFI a constaté que l'Algérie, suite aux réformes apportées par la Banque d'Algérie aux règlements de management, est revenue à une ligne saine de prise de conscience des lacunes comprises dans les lois pour traiter les risques, et ce, grâce aux recommandations techniques du GAFI.
Tout en saluant les bons indicateurs macroéconomiques actuels du pays, l'expert a toutefois insisté sur la nécessité de préserver le tissu industriel local face aux limites de l'engagement sur le commerce extérieur, qui risquent de pénaliser les PME-PMI productrices. Afin de soutenir leur dynamique, M. Sassi préconise d'inviter les banques à instaurer des ratios de protection adaptés et suggère la mise en place d'une nouvelle entité dédiée spécifiquement à la gestion et au financement de ces entreprises.
Source: Radio Algérienne