Le long métrage algérien «Hadda», réalisé par Ahmed Riad, a suscité un vif engouement au théâtre régional d’El Eulma (Sétif) où il a été projeté, lundi soir, dans le cadre des Journées algériennes du cinéma contemporain, devant une salle pleine à craquer.
Le film rend hommage à l’héroïsme des infirmières algériennes durant la glorieuse Révolution, et met en avant les multiples formes d'engagement des femmes dans le combat libérateur et leur rôle dans le recouvrement de la souveraineté nationale.
Ce long-métrage raconte l’histoire de Hadda, incarnée à l’écran par l’actrice algérienne Lydia Larini, qui soignait et pansait, dans les maquis, les blessures des Moudjahidine dans le feu de la guerre de libération.
Des spectateurs, approchés par l’APS à la fin de la projection, ont exprimé leur émotion devant les scènes poignantes du film et le message humanitaire et patriotique véhiculé, saluant l’importance de telles œuvres cinématographiques dans la préservation de la mémoire nationale et sa transmission aux jeunes générations.
Ahmed, étudiant universitaire, a déclaré que cette œuvre cinématographique révolutionnaire «contribue à mieux faire connaître aux générations actuelles les sacrifices considérables consentis par leurs aïeux au nom de la liberté et de l’indépendance».
L'intérêt suscité par ce long-métrage témoigne également de l'importance de préserver la mémoire de cet engagement féminin.
C’est ainsi que Noura, infirmière de profession, a indiqué être venue spécialement assister à la projection, estimant que le film met en lumière les sacrifices consentis par les infirmières dans les montagnes, les villages et les villes, où elles accomplissaient leur devoir national avec des moyens très modestes durant la Révolution.
Pas moins de dix (10) courts-métrages en compétition seront projetés mardi dans le cadre de cet événement organisé à l’occasion de la commémoration du 72e anniversaire de la glorieuse Révolution de libération.
Il s’agit, notamment de «Déboussolé» du réalisateur Youcef Mansour (Algérie), «Le Sourire» de Walid Tahar (Pays-Bas), «El Dafina» de Raed Aoudah (Jordanie), «Sakra» de Mohammed Abdel-Amir (Irak) et «Jusqu’à mes dernières pulsations» de Rasha Hachem (Yémen).
Les journées algériennes du cinéma contemporain, organisées sous le slogan «Quand l’image parle» se poursuivront mercredi avec la projection de plusieurs autres films.
Pour rappel, pas moins de 30 films produits dans plusieurs pays dont l’Algérie, la République arabe sahraouie démocratique, la Palestine, le Yémen et le Sultanat d’Oman sont en compétition pour les trois prix mis en jeu (or, argent et bronze).