Par M.Mehdi

Sous la sage direction du président de la république Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie soucieuse de la pérennisation de sa souveraineté, et tournée vers le développement durable, a fixé comme l’une de ses priorités géostratégiques, géoéconomiques et géopolitiques, la sécurité hydrique, pour faire face au changement climatique, au stress hydrique et à la guerre que mènent ses entités hostiles pour la priver de son droit  d’assurer un approvisionnement continu en eau potable des générations actuelles et futures.

Pour en arriver à cet objectif stratégique, l’Algérie a élaboré une feuille de route et un plan d’action s’étalant sur plusieurs années, fixant comme priorités la réalisation de 28 usines de dessalement de l’eau de mer à travers les 14 wilayas du littoral algérien, dont 23 sont déjà opérationnelles, pour une capacités de production de 3,2 à 3,5 millions de M3/Jour, couvrant un taux de 40% des besoins de la population, avec un objectif fixé à 60% à l’horizon 2030, sachant que les pouvoirs publics travaillent pour le transfert d’importantes quantités d’eau issue des usines de dessalement de mer, vers plusieurs wilayas de l’intérieur.

Pour réussir le défi de réalisation des usines de dessalement de l’eau de mer, l’Algérie travaille d’arrache pied avec ses partenaires étrangers pour la fabrication des équipements sur son sol, en vue d’éviter les retards des délais des réalisations, liés à leur arrivée de l’étranger, et d’épargner le fardeau des importations en devises.Outre, les usines de dessalement de l’eau, l’Etat s’attèle à la réalisation de d’autres barrages outre les 82 barrages en exploitation gérés par l'Agence Nationale des Barrages et Transferts, sachant que le taux de remplissage global est de 60, suite à une nette amélioration liée aux précipitations abondantes enregistrées dans plusieurs régions du pays.

Cela s’ajoute au mégaprojet de transfert d’eau d’In Salah vers Tamanrasset, un mégaprojet qui n’a rien à envier à celui de la réalisation de la voie ferrée reliant la capitale algérienne à Tamanrasset. Le mégaprojet d’une distance de 750 KM, est destiné à sécuriser l’alimentation en eau potable pour la population de l’extrême sud du pays estimée à 120000 habitants pour un apport de 100000 M3/Jour.

Par ailleurs, il faut noter que dans le cadre de sa politique issue des principes issus de la doctrine de la glorieuse révolution du premier novembre, pour la consolidation de la souveraineté nationale et la promotion du bon voisinage, Alger a abrité en avril 2024, la naissance d’un ensemble maghrébin composé de l’Algérie, la Tunisie et la Libye, autour du mécanisme du partage de l’exploitation des eaux de la nappe albienne. Un ensemble destiné à renforcer les liens fraternels entre les trois peuples frères, autour de projets socioéconomiques pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens, et la promotion du développement, la paix, la stabilité, le bien être et le vivre ensemble.

Dans le même sillage, l’Algérie plaide pour le droit des peuples à l’accès à l’eau potable, conformément aux résolutions et conventions des Nations Unies, et dénonce par conséquent la guerre et les actes d’hostilités que mène le voisin de l’Ouest pour la priver d’importantes quantités d’eau.

A ce titre, l’Algérie a condamné le recours de Rabat à la priver d’eau, suite aux actes criminels perpétrés par ce régime, à l’origine de la pollution du barrage de Boughrara, dans la wilaya de Tlemcen, qui approvisionne la daïra de Maghnia et des parties des wilayas d’Ain Témouchent et Oran.

La guerre du Maroc ne s’arrête pas là, puisque le voisin de l’Ouest , dans le rôle proxy, et succursale des puissances coloniales, s’est attelé depuis des décennies, à priver l’Algérie des ressources importantes pour promouvoir et renforcer son développement socioéconomique.

Et le meilleur exemple n’est autre que l’assèchement du barrage Djorf Torba dans la wilaya de Bechar, dont l’objectif du régime de Rabat, est de non seulement priver la région sud-ouest de l’Algérie de la concrétisation d’importants projets structurants dans les secteurs agricoles et industriels, mais d’imposer un déplacement forcé à sa population .