Compte tenu de la dynamique qui caractérise la stratégie énergétique de l'Algérie, Alger se position aujourd'hui comme un acteur crédible et partenaire fiable en matière d'approvisionnement de ses partenaires dans une conjoncture mondiale instable et en fluctuation permanente.
Concrétisant cette logique, la signature d'un contrat d’optimisation de la production gazière et en négociant des contrats à terme avec l’Allemagne, l’Algérie tente de diversifier ses partenariats et son portefeuille clients pour s’imposer notamment comme un partenaire majeur de gaz naturel sur le Vieux Continent.
Ceci dit, l'Algérie œuvre pour s'imposer en tant que fournisseur énergétique majeur au niveau mondial en ouvrant son marché des hydrocarbures aux investissements extérieurs avec l'ambition de devenir un hub énergétique régional.
Dans ce contexte, le groupe américain Expro a annoncé, ce mardi 1er septembre, le démarrage d'un contrat de quatre ans en Algérie, évalué à près de 380 millions de dollars, portant sur l'optimisation de la production gazière et la gestion de l'exploitation de plusieurs gisements.
Il s'agit d'un des plus importants contrats signés en Afrique du Nord, selon Expro, qui a indiqué que des technologies de production de pointe et des solutions de services intégrés seront déployées en Algérie pour couvrir plusieurs projets distincts avec un « opérateur majeur d'Afrique du Nord », indique un communiqué de l'entreprise, sans apporter de plus amples détails.
La compagnie nationale Sonatrach prévoit, dans son programme d'exploration, de couvrir 66 % du domaine minier national.
Le projet inclut environ 500 forages de puits d'exploration, environ 950 puits de développement et près de 6 300 opérations sur des puits existants. L'intervention d'Expro sera justement dédiée à ce dernier segment pour optimiser la production des gisements exploités.
L’Allemagne négocie des contrats à terme pour acquérir du gaz naturel algérien. Pour Berlin Pour , c'est une solution pour sécuriser ses approvisionnements en gaz naturel et renforcer sa sécurité énergétique . Pour Alger, il s'agit de consolider sa position de fournisseur de gaz à l'Europe et de diversifier son portefeuille clients.
C'est dans ce cadre que le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a effectué une visite à Alger ce mardi 1er septembre, à la tête d'une délégation formée d'acteurs énergétiques incluant Bosch Energy, Thyssenkrupp Uhde, VNG, Siemens Energy et VDA.
Il s'est réuni avec le ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, afin de négocier des contrats à terme pour l'Allemagne. La visite survient à un moment où le remplissage des stocks allemands de gaz pour l'hiver tourne autour de 50 %.
Le pays ambitionne de porter ce taux à 70 % en novembre prochain. « Tant en matière d'approvisionnement en matières premières essentielles qu'en matière de sécurité énergétique, nous avons besoin de partenaires fiables et de chaînes d'approvisionnement résilientes, en particulier dans notre voisinage immédiat », a déclaré Johann Wadephul.
L'Algérie, comme l'Allemagne, place la priorité sur la diversification des marchés dans un contexte de resserrement de l'offre mondiale. Pour le chef de la diplomatie allemande, l'Algérie représente un « partenaire fiable » qui a déjà fait ses preuves en fournissant du gaz naturel à des clients européens tels que l'Italie et l'Espagne.
Il convient de rappeler, que le groupe Sonatrach et la compagnie allemande VNG ont signé un contrat d'approvisionnement en gaz naturel en juillet dernier, dans le cadre de la visite officielle du président de la république Abdelmadjid Tebboune en Allemagne. L'approvisionnement devrait commencer dès janvier 2027, renforçant ainsi les relations commerciales entre les deux pays, déjà liés par un contrat de livraison de gaz par gazoduc depuis 2024.