Le Secrétariat de l'Organisation des Nations unies a autorisé, vendredi, la réouverture de l'exposition photographique "50 ans, 50 visages: l'exil sahraoui - une vie de résilience", prolongeant sa présentation jusqu'au 4 novembre prochain, rapporte l'agence de presse sahraouie (SPS).
Cette décision intervient au terme d'un bras de fer diplomatique provoqué par de vaines tentatives d'obstruction de la part de la représentation diplomatique marocaine.
Inaugurée officiellement le 27 octobre dernier, simultanément avec les délibérations du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara occidental, cette manifestation culturelle et mémorielle est organisée par le bureau new-yorkais d'Oxfam.
Le point d'orgue de cet évènement fut la table ronde de haut niveau intitulée "Autodétermination, responsabilité humanitaire et avenir du peuple du Sahara occidental", organisée le 28 octobre, réunissant diplomates, acteurs humanitaires et militants de la société civile.
Cependant, l'exposition a été temporaire démantelé par la mission marocaine, avant d'être à nouveau ouverte aux visiteurs, grâce à une forte mobilisation diplomatique en faveur de la légitimité internationale et des droits fondamentaux du peuple sahraoui.
Le Secrétariat de l'ONU avait ordonné la réouverture immédiate de l'exposition et la prolongation de son calendrier initial.
Loin d'atteindre son objectif d'étouffement, la manœuvre de censure marocaine s'est retournée contre ses instigateurs, conférant à l'événement une visibilité médiatique accrue et attirant un nombre record de diplomates, de journalistes et d'observateurs désireux de découvrir les cinquante clichés réalisés par le photographe sahraoui Adad Ammi. A travers ces œuvres, combinant art visuel, récits de vie et documents d'archives, l'exposition met en lumière un demi-siècle de résilience, de souffrances et d'aspirations légitimes du peuple sahraoui face aux réalités de l'exil.