La ministre de l'Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a souligné, mercredi à Alger, l'importance de la participation algérienne attendue à la 31e session de la Conférence des Parties à la Convention- cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP31), qui se tiendra en novembre prochain à Antalya (Turquie).

Présidant une réunion de coordination, en présence des membres de la Commission nationale chargée de l'élaboration du Plan national d'adaptation au changement climatique, et de la Représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, Natasha Van Rijn, la ministre a souligné la disposition de l'Algérie, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et les agences onusiennes, notamment le PNUD, à participer "activement" aux travaux de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre.

Mme Krikou a indiqué que l'Algérie mettra en avant, lors de cette conférence, "ses efforts soutenus en matière d'adaptation au changement climatique à travers les différents secteurs concernés, ainsi que les résultats obtenus en matière d'engagements internationaux sur le climat".

Les discussions mondiales porteront sur le financement, l'adaptation au changement climatique, le soutien international aux communautés dans la mise en œuvre de leurs engagements internationaux, les contributions déterminées au niveau national (CDN), ainsi que l'établissement d'échéanciers clairs pour la transition énergétique.

La ministre a, à cet égard, souligné que l'Algérie a adopté une stratégie globale d'adaptation au changement climatique, axée essentiellement sur la transition énergétique, conformément au programme national des énergies renouvelables, qui vise à produire 15.000 mégawatts à l'horizon 2035, la diversification des projets, notamment à travers les centrales solaires et l'hydrogène vert, le renforcement de l'efficacité énergétique et la rationalisation de la consommation.

Dans le même contexte, Mme Krikou a affirmé que le Plan national d'adaptation au changement climatique, élaboré par une commission spéciale, en coordination avec le PNUD, constitue "un cadre de référence pour orienter l'action climatique nationale et renforcer la complémentarité entre les différentes mesures et politiques sectorielles concernées".

Ce plan comprend 211 mesures articulées autour de plusieurs axes : le renforcement de la prévention des risques climatiques pour protéger les populations, les infrastructures et les services essentiels, le renforcement de la capacité à faire face au stress hydrique, à travers l'anticipation de la réalisation et de la mise en service de stations de dessalement de l'eau, le soutien aux capacités des systèmes agricoles et à la sécurité alimentaire, la protection des écosystèmes et de la biodiversité, le renforcement des systèmes sanitaires et sociaux, ainsi que la gouvernance, le financement, le suivi et l'évaluation.

Dans son intervention, la ministre a également évoqué la teneur du projet de loi de finances (PLF) 2027, notamment la proposition de création d'un Fonds national de réparation des dommages causés par le changement climatique, destiné à financer les interventions d'urgence pour la prise en charge des pertes matérielles résultant des intempéries, ainsi que la mise en place d'une plateforme nationale de veille et d'alerte précoce, en coordination avec le Haut-commissariat à la numérisation.

De son côté, la Représentante résidente du PNUD a salué les efforts déployés par l'Algérie dans le secteur de l'environnement et les domaines connexes, ainsi que ses engagements et sa "vision claire" en la matière.