Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, a souligné, samedi à Alger, que la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue et les psychotropes pour la période 2025-2029 a permis de réaliser "un saut dynamique et tangible sur le terrain".

Dans une allocution prononcée lors de la célébration de la Journée internationale de lutte contre l'abus et le trafic de drogues, qui a été présidée par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, sur instruction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, M. Boudjemaa a précisé que l'"Algérie, sous la conduite éclairée du président de la République, est résolue à faire face à ce phénomène sur la base d'une stratégie intégrée qui ne se contente pas de traiter ses retombées, mais cible ses causes fondamentales et l'assèchement de ses sources, circuits et réseaux de financement".

C'est dans cette optique que la stratégie nationale de lutte contre la drogue et les psychotropes (2025-2029) s'est imposée comme "un cadre national fédérateur, traduisant la volonté de l'Etat de passer d'une logique d'intervention dispersée à une logique de planification, de coordination, d'évaluation et d'efficacité", a-t-il ajouté.

Le ministre a également souligné que la première année de mise en œuvre de cette stratégie a permis de réaliser "un saut dynamique institutionnel et tangible sur le terrain", ce qui dénote "la pertinence du choix adopté par l'Etat, fondé sur une approche globale et intégrée".

Il a insisté, en outre, sur le fait que "la force de l'Etat face au fléau de la drogue ne se mesure pas uniquement à l'importance des saisies ou au nombre de réseaux démantelés, en dépit de leur importance capitale, mais se mesure également à sa capacité à édifier un système législatif protecteur et des institutions solides avec la capacité d'anticipation, de dissuasion, de prise en charge et d'adaptation aux nouvelles mutations du crime organisé".

Sur le plan international, M. Boudjemaa a estimé que le renforcement de la présence de l'Algérie dans les Fora régionaux et internationaux constitue "le prolongement naturel de l'effort national et un pilier essentiel du soutien à la coopération et à la coordination face aux menaces communes".

A cet égard, il a assuré que l'action extérieure de l'Algérie repose sur "le renforcement de la coopération opérationnelle, judiciaire et sécuritaire avec les pays frères et amis", ainsi que sur "la contribution aux débats internationaux relatifs au développement du système international de contrôle des drogues et la défense d'une approche plus équilibrée et plus efficace, tenant compte des spécificités des Etats et respectueuse de leur souveraineté".

De son côté, le directeur général de l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), Tarek Kour, a salué l'attention particulière accordée par le président de la République à la lutte contre le phénomène de la drogue et des psychotropes, considérée comme une priorité nationale liée à la santé des citoyens, à la sécurité de la société et à l'avenir de la jeunesse, affirmant qu'"après une année de mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue et les psychotropes, le bilan préliminaire reflète une dynamique positive, une large mobilisation et une adhésion significative des différents acteurs".

M. Kour a présenté plusieurs indicateurs importants enregistrés depuis le lancement de cette stratégie nationale, notamment l'élection de l'Algérie, représentée par le professeur Younes Zebbiche, pour la première fois depuis l'indépendance, en tant que membre de l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) pour le mandat 2027-2032, en sus de la désignation du docteur Yacine Boumrah au sein du groupe d'experts chargé d'étudier le système de contrôle international des drogues.

Ces acquis viennent "renforcer la position de l'Algérie au sein du système international d'expertise et de décision et confirment la capacité de ses compétences nationales à contribuer à l'élaboration de visions plus équilibrées et plus efficaces pour faire face au problème de la drogue", consacrant ainsi sa place en tant que "partenaire actif et engagé dans l'effort international commun".