Le Groupe d'action financière (Gafi) a félicité l'Algérie pour les progrès positifs accomplis en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et des progrès qui ont permis le retrait du pays de la liste des juridictions faisant l'objet d'une surveillance renforcée "liste grise", adopté à l'unanimité par les membres de la plénière du Groupe, réunis vendredi à Paris.
Ce retrait décidé suite à des visites concluantes sur place, intervient après l'achèvement par l'Algérie de son plan d'action dans les délais impartis, a mentionné le Gafi sur son site web, ajoutant, que de ce fait l'Algérie n'est plus soumise au processus de surveillance renforcée (liste grise). Le Groupe d'action financière a mis en avant en particulier les avancés réalisées par l'Algérie en matière d'amélioration de la supervision, y compris par l'adoption de nouvelles procédures, d'évaluations des risques, de manuels et de lignes directrices de supervision, ainsi que par la réalisation d'inspections et l'application de sanctions "efficaces, proportionnées et dissuasives".
Il s'agit aussi de la mise en place, par l'Algérie, d'un cadre efficace pour les informations de base et les informations sur les bénéficiaires effectifs, le renforcement du régime de déclaration des opérations suspectes, l'établissement d'un cadre juridique et institutionnel efficace pour les sanctions financières ciblées en matière de financement du terrorisme, et la mise en œuvre d'une approche fondée sur les risques pour la supervision des organisations à but non lucratif, sans perturber ni décourager leurs activités légitimes.
Pour rappel, la réunion du Gafi a été marquée par la participation de la délégation algérienne conduite par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le Gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohammed Lamine Lebbou, témoignant ainsi de l'importance stratégique accordée par les plus hautes autorités du pays aux enjeux liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
Les délégations ont souligné que les résultats obtenus par l'Algérie constituent "une démonstration concrète de sa volonté politique, de l'efficacité de ses réformes et de son attachement au respect des standards internationaux les plus exigeants en matière d'intégrité financière et de transparence économique" Le retrait de l'Algérie de la liste grise du Gafi consacre, soulignent les mêmes délégations, les "avancées majeures réalisées par le pays dans le renforcement de son dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière et conforte davantage la confiance de la communauté internationale dans la solidité et la résilience du système financier algérien".