Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu la directrice du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), relevant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Elizabete Weiderpass, avec laquelle il a examiné les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale, a indiqué, dimanche, un communiqué du ministère.
Cette rencontre s'est déroulée samedi en marge de la Conférence internationale dédiée à la recherche sur le cancer, organisée par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer à Alger, en présence du président de la commission, Adda Bounedjar, du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, ainsi que de cadres de l'administration centrale, précise la même source.
A l'entame de la rencontre, le ministre a salué le rôle du CIRC, dans le soutien des efforts internationaux visant à lutter contre le cancer, à renforcer la recherche scientifique et à développer les connaissances liées à la prévention, au diagnostic et au traitement.
Il a également passé en revue l'état du système de santé national et les réformes que connaît le secteur, notamment dans le domaine de la modernisation des systèmes d'information de santé et le développement de la numérisation, soulignant "l'importance de généraliser le dossier médical électronique et de l'identifiant national de santé, pour fournir des données médicales fiables permettant de soutenir la prise de décision, de contribuer au développement de la recherche scientifique et clinique et d'améliorer la qualité de la prise en charge des patients".
Dans ce contexte, M. Ait Messaoudene a précisé que les recherches scientifiques et cliniques constituent "l'un des axes essentiels de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer pour la période de 2025-2035, en raison de leur rôle dans l'amélioration des méthodes de diagnostic, de traitement et d'évaluation des programmes de santé".
Il a également mis en avant le "rôle pivot" de la santé de proximité dans le domaine de la prévention et du dépistage précoce des maladies, notamment le cancer, à travers "le renforcement des services de soins de santé primaires et l'intensification des campagnes d'information, de sensibilisation et de dépistage précoce, ce qui permet un diagnostic aux premiers stades de la maladie et augmente les chances de guérison".
A cet égard, les deux parties ont évoqué "les moyens de renforcer les domaines de la recherche clinique, de développer les registres du cancer et d'élaborer une feuille de route pour le dépistage précoce et la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), que l'Algérie entamera au cours de l'année 2026-2027". Elles ont également examiné les perspectives d'adhésion de l'Algérie au CIRC "afin de soutenir l'échange d'expertises et d'expériences scientifiques".
De son côté, Mme Weiderpass a salué les efforts consentis par l'Algérie pour développer son système de santé, notamment dans le domaine de la prévention et de la promotion de la santé de proximité, soulignant "l'importance de poursuivre l'investissement dans les programmes de dépistage précoce, de sensibilisation sanitaire et de recherche scientifique".
Elle a réaffirmé, à ce propos, "la disponibilité du CIRC à accompagner l'Algérie, à travers un soutien scientifique et méthodologique, le renforcement de la formation au profit des jeunes chercheurs, ainsi que le développement de la coopération en matière de recherche et des partenariats internationaux".
Au terme de la rencontre, les deux parties ont réitéré "leur volonté de renforcer la coopération et de tirer profit de l'expertise du CIRC, de manière à contribuer au développement des mécanismes de prévention et de prise en charge, et à soutenir la recherche et l'innovation dans le domaine de la lutte contre le cancer", selon le communiqué du ministère de la Santé.