Le ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens à l'étranger, M. Badr Abdelatty, a souligné, dimanche, la volonté de son pays de développer et d'approfondir ses partenariats économiques avec l'Algérie, à la faveur des relations politiques "privilégiées" unissant les deux pays frères.
Dans une déclaration à l'issue de l'audience que lui a accordée le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, M. Abdelatty a indiqué avoir transmis au président de la République "un message fraternel de son frère le président égyptien, M. Abdel Fattah Al-Sissi, lui exprimant toute l'affection, l'estime et le respect portés à l'Algérie, pays frère, et au Président Abdelmadjid Tebboune".
Il a fait savoir que sa visite en Algérie s'inscrit dans le cadre des "relations privilégiées unissant les dirigeants des deux pays et les deux peuples frères", précisant que cette audience a permis d'aborder "les relations bilatérales et les moyens de les développer davantage", notamment à travers "l'échange de visites au plus haut niveau".
Dans ce contexte, M. Abdelatty a souligné la volonté de son pays de donner une forte impulsion aux relations économiques, à la hauteur des "relations politiques bilatérales privilégiées".
Le ministre a indiqué que son pays encourage les entreprises égyptiennes à "renforcer davantage leur présence sur le marché algérien, compte tenu du climat favorable à l'investissement, grâce aux politiques du Gouvernement algérien et aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune".
Il a également été question, a-t-il dit, de l'approfondissement des partenariats dans les secteurs de l'agriculture, des industries agroalimentaires, de la fabrication et de la localisation, afin de créer "davantage d'emplois et de valeur ajoutée, contribuant ainsi à réduire la dépendance aux importations, aussi bien en Egypte qu'en Algérie, et à bâtir des économies intégrées".
Le ministre égyptien des Affaires étrangères a ajouté que sa rencontre avec le président de la République a permis d'aborder la situation régionale, évoquant en particulier les développements en Libye.
A cet égard, il a rappelé l'importance de la réunion tripartite, tenue dimanche à Alger, entre les ministres des Affaires étrangères de l'Algérie, de l'Egypte et de la Tunisie, mettant en avant "les positions communes des trois pays concernant la préservation de l'unité de la Libye et la nécessité d'œuvrer pour l'unification et la sauvegarde de ses institutions, en prélude à un processus politique intégré conduit par les Libyens sans ingérences extérieures".
Il a aussi été question des efforts déployés en faveur de la désescalade au Moyen-Orient, en lien avec la situation en Iran et la question palestinienne, qui est "au cœur du conflit dans la région", outre la situation au Soudan et "les efforts conjoints pour parvenir à un règlement politique qui préserve son unité et celle de ses institutions nationales", a-t-il poursuivi.
"La situation au Sahel a également été abordée au regard de son importance pour la sécurité nationale algérienne et la sécurité nationale égyptienne", a conclu le ministre égyptien des Affaires étrangères