Par Rasha Selmi
 
La proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 2 juillet 2026 par la Cour constitutionnelle marque l'achèvement du processus électoral et ouvre une nouvelle séquence politique. Au-delà de la validation juridique du scrutin, la nouvelle composition de l'Assemblée populaire nationale (APN) révèle un paysage parlementaire pluraliste dans lequel aucune formation politique ne dispose, à elle seule, de la majorité absolue.
 
 
Une Assemblée placée sous le signe de la moralisation de l'action politique et électorale
 
Selon les résultats annoncés samedi par la présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Leïla Aslaoui, le Front de libération nationale (FLN) arrive en tête avec 91 sièges sur les 407 que compte l'APN. Il est suivi par le Rassemblement national démocratique (RND), qui obtient 74 sièges. 
Le Front El-Moustakbal se classe troisième avec 56 sièges, devant le Mouvement de la société pour la paix (MSP), crédité de 43 sièges, le Mouvement El-Bina avec 40 sièges et les listes indépendantes avec 33 sièges.
Cette répartition confirme la position du FLN comme première force politique au sein de la future Assemblée. Toutefois, avec 91 sièges, le parti reste loin de la majorité absolue, fixée à 204 sièges. Cette configuration confère une importance particulière aux autres groupes parlementaires, dont le rôle pourrait être déterminant dans l'examen et l'adoption des projets de loi.
 
Les résultats traduisent également le maintien d'un pluralisme politique au sein de l'hémicycle. Le poids cumulé des principales formations représentées laisse entrevoir une législature fondée sur le dialogue parlementaire, la concertation et la recherche de convergences autour des principaux textes législatifs.
 
Ce nouveau Parlement s'inscrit également dans le cadre des réformes engagées en faveur de la moralisation de la vie politique et de l'action électorale, notamment à travers le renforcement des garanties de transparence, de probité et de respect des règles encadrant le processus électoral.
 
La proclamation des résultats définitifs met, par ailleurs, un terme au contentieux électoral. Après l'examen des recours introduits contre les résultats provisoires publiés par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), la Cour constitutionnelle a validé la composition définitive de la nouvelle Assemblée, ouvrant ainsi la voie à son installation dans les prochaines semaines.
 
La nouvelle APN aura notamment pour missions d'examiner les projets de loi, d'assurer le contrôle de l'action gouvernementale et d'accompagner la mise en œuvre des réformes engagées. L'élection de son président, la constitution des groupes parlementaires ainsi que le lancement des travaux de la nouvelle législature constitueront les prochaines étapes institutionnelles.
 
Rasha Selmi