La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prend fin ce dimanche, marquant le début de la période de silence électoral de trois jours, durant laquelle les candidats seront interdits de toute activité.

Après l'expiration du délai légal de 20 jours pour la campagne électorale, la période de silence électoral entre en vigueur jusqu'au jour du scrutin, conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral.

Cette loi stipule que "la campagne électorale est déclarée ouverte 23 jours avant la date du scrutin et s'achève trois jours avant cette date", et que "nul ne peut, par quelque moyen ou sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de cette période". 

Durant cette période, "la publication et la diffusion de sondages portant sur les intentions de vote des électeurs sont interdites 72 heures avant la date du scrutin sur le territoire national, et cinq (5) jours avant la date du scrutin pour la communauté algérienne établie à l'étranger".

La campagne électorale, qui a débuté le 9 juin, s'est déroulée dans des conditions organisationnelles parfaitement maitrisées, grâce à l'encadrement, la préparation, l'organisation et la gestion assurés par l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), tandis que l'administration a respecté son rôle légal en fournissant l'appui matériel, humain et logistique nécessaire au succès de cet événement important. En effet, la scène politique a connu tout au long de ces trois semaines, une compétition intense entre les responsables et représentants des partis politiques ainsi que les candidats des listes indépendantes engagés dans la course pour l'hémicycle "Zirout Youcef".

Ces prétendants à la députation ont notamment multiplié leur présence sur le terrain à travers les différentes wilayas, dans le but de convaincre le corps électoral de la pertinence de leurs programmes et de mettre en avant les compétences nationales sélectionnées pour représenter les citoyens au sein de la future Assemblée populaire nationale (APN).

Globalement, la campagne électorale s'est distinguée par le strict respect, de la part de ses animateurs, des dispositions légales et réglementaires définies par la nouvelle loi, dans le but de garantir au processus électoral la transparence, l'intégrité, la neutralité et le respect du choix des électeurs.

Cependant, quelques dépassements ont été enregistrés, notamment des publications sur les réseaux sociaux ayant nécessité des mesures légales à l'encontre de leurs auteurs, ainsi que des infractions liées à la publicité électorale.

Dans ce cadre, l'ANIE avait mis en place une commission chargée du suivi quotidien des éventuels manquements, afin de détecter les cas susceptibles d'influencer la liberté de choix des électeurs ou de porter atteinte à l'éthique de la vie politique.

Dans le même contexte, les listes des partis politiques et les listes des indépendants ont respecté les nouvelles dispositions régissant le processus électoral, notamment celles relatives à la préservation de son intégrité et à la protection de la volonté populaire contre toute influence suspecte, à travers la séparation entre l'argent et l'action politique ainsi que l'encadrement du financement de la campagne électorale, aucune observation n'ayant été relevée à cet égard.

Tout au long de la campagne, placée sous la surveillance de la commission de contrôle du financement des campagnes électorales, aucun signe de dépenses excessives n'a été observé lors des meetings et activités de proximité, en conformité avec la loi qui fixe un plafond financier à ne pas dépasser, ce qui a contribué à l'absence de grandes disparités entre les moyens déployés par les différents participants.

Par ailleurs, 937 jeunes candidats issus de 125 listes à travers les différentes wilayas ont bénéficié de l'aide de l'Etat destinée à couvrir les dépenses de campagne électorale des jeunes candidats se présentant au titre de listes indépendantes, tandis que 31 jeunes postulants à la députation figurant sur des listes indépendantes à l'étranger ont également bénéficié de cette aide, dont le montant s'élève à 300.000 DA. 

En consécration du principe d'équité et d'égalité des chances, l'ensemble des listes de candidats ont bénéficié d'un accès équitable aux médias publics pour les besoins de leur campagne, conformément aux dispositions prévues par la loi.

Les derniers jours de la campagne ont été marqués par une accélération du rythme des activités et une intensification de la compétition électorale.

Les responsables des partis politiques et les candidats indépendants ont multiplié les rencontres directes avec les citoyens, tout en insistant sur l’importance de ce rendez-vous national et sur le rôle des électeurs dans sa réussite à travers une participation massive, afin de choisir des représentants compétents capables de contribuer à la consolidation des institutions de l'Etat au sein d'un Parlement fort et pleinement investi de ses missions législatives. 

Les acteurs de la campagne ont développé un discours optimiste quant à un avenir prometteur pour le pays, fondé sur des acquis concrets, des réformes continues, une conscience citoyenne grandissante et une pratique démocratique consolidée, dans laquelle le citoyen participe à la prise de décision et où les représentants du peuple constituent une force de proposition.