La première journée de la campagne électorale pour les législatives du 2 juillet prochain a été marquée par des meetings électoraux essentiellement axés sur l'impératif du renforcement du front interne et de la consolidation de la démocratie.

Lors d'un meeting tenu mardi à Alger, le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, a rappelé l'engagement de son parti en vue du "renforcement du front interne" en serrant les rangs, insistant sur la nécessité de criminaliser toute tentative visant à porter atteinte à la stabilité de la société algérienne.

De son côté, le président du Front El Moustakbal, Fateh Boutbig, a appelé, depuis la wilaya de Djanet, les candidats de son parti à respecter l'éthique de l'exercice politique.

M. Boutbig qui présidait la cérémonie d'inauguration du siège de la direction de campagne électorale du parti au niveau de la wilaya, a souligné l'importance de cette échéance électorale pour le renforcement de la participation politique et l'ancrage de la pratique démocratique. 

Il a exhorté les candidats du Front El Moustakbal à "se rapprocher des citoyens", considérant la campagne électorale comme une opportunité de communication directe avec eux afin de prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs aspirations.

Plus tôt dans la journée, la présidente du parti Tajamou Amel El Djazair (TAJ), Fatima Zohra Zerouati, a exhorté, depuis la wilaya de Bouira, les citoyens à faire le bon choix le jour du scrutin, un choix qui, a-t-elle dit, devrait correspondre à leurs attentes en matière de développement dans les différents secteurs.

Mme Zerouati s'est attardée sur l'importance du prochain rendez-vous électoral et de la campagne lancée mardi, pour "se rapprocher de la société et des citoyens afin de prendre en charge leurs attentes". 

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a, pour sa part, indiqué, à Alger, que le parti mènera sa campagne électorale selon "une vision politique au service de la patrie, fondée sur le renforcement de la confiance à travers la consécration de la bonne gouvernance, des libertés, de la justice, de la lutte contre la corruption, et en plaçant le citoyen au cœur des politiques publiques".

Il fera remarquer que le programme électoral du Mouvement repose également sur "le renforcement de la souveraineté nationale en vue d'édifier un Etat émergent disposant de toutes les compétences nécessaires pour façonner l'avenir, et ce, à travers la composition d'un Parlement représentatif et l'investissement dans les richesses du pays".

Le secrétaire général du mouvement Ennahda, Mohamed Dhouibi, dans une allocution prononcée au siège de la permanence de son parti dans la commune de Zighoud-Youcef, à Constantine, a soutenu que "le fait d’élire des institutions fortes, grâce à une participation importante des citoyens, est le meilleur moyen d'atteindre les grands objectifs" du pays.

Il a estimé qu’une Algérie forte de ses institutions est "capable de s'imposer en tant que partenaire régional et international dans différentes questions politiques et économiques".

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Mounder Bouden, quant à lui, a mis en avant l'engagement de son parti en faveur du travail de proximité et du contact avec les citoyens afin de répondre à leurs préoccupations.

Mounder Bouden qui animait un meeting à Illizi, a expliqué que son parti défendrait bec et ongles la conviction selon laquelle "la construction de l'Etat et de ses institutions ainsi que la définition de son avenir constituent une responsabilité collective".