Le président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, a affirmé que son instance est fin prête à superviser le déroulement des prochaines législatives, réitérant son engagement ferme à veiller à réunir les conditions d'objectivité, de neutralité et de transparence lors de cette importante échéance nationale, qui s'inscrit dans le cadre du processus de renforcement de la pratique démocratique et de la consécration de l'Etat de droit.

Dans un entretien accordé à l'APS, M. Khelfane a précisé que l'ANIE, en sa qualité d'institution constitutionnelle chargée de la gestion du processus électoral, "continuera à accomplir ses missions conformément aux exigences de la loi et de manière à garantir la transparence, l'intégrité et la crédibilité à travers ses différentes étapes", soulignant sa pleine disposition à superviser les législatives du 2 juillet prochain, et dont la campagne électorale débutera mardi prochain.

"Tout ce qui est entrepris par l'ANIE et ses partenaires parmi les acteurs du processus électoral converge vers un seul objectif: la réussite de ce rendez-vous national majeur", a-t-il relevé, ajoutant qu'il s'agit en effet de fournir l'ensemble des conditions juridiques, organisationnelles, logistiques et humaines à même de garantir le bon déroulement de ces élections.

Sur cette base, "l'Autorité travaille en permanence avec les différents partenaires parmi les secteurs ministériels ou les organes et institutions concernées par le processus électoral, pour assurer le succès de cette échéance, tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger", s'appuyant sur l'arsenal juridique qui a vu l'introduction de nouvelles dispositions de nature à renforcer la crédibilité des rendez-vous électoraux et à mieux préserver la voix de l'électeur.

Après avoir rappelé l'importance que revêtent les prochaines législatives dans le cadre de "la démarche de l'Etat visant à moraliser la vie politique, à lutter contre l'argent sale et à encourager les jeunes, les femmes et les diplômés universitaires à participer à l'action politique", M. Khelfane a signalé que l'ANIE avait entamé les préparatifs de cette échéance "avant même la convocation du corps électoral", estimant que le processus électoral, à travers ses différentes étapes, constitue "un parcours intégré dont les maillons sont indissociables".

Concernant l'examen des dossiers de candidature, il a indiqué que le premier objectif pour lequel œuvre l'Autorité est de "veiller à l'application des dispositions de la loi organique relative au régime électoral, et non d'exclure les candidats".

"Nous statuons sur les dossiers de candidature conformément aux conditions légales et réglementaires prévues par la loi", a-t-il dit, précisant que la validation ou le rejet des dossiers se fait sur la base de leur conformité aux conditions légales requises, tant sur le plan forme que de fond, à l'instar de celles liées à la disponibilité du nombre requis de formulaires de signatures individuelles, à la représentation des jeunes, des femmes et des universitaires, ou encore à la situation fiscale, qui sont "toutes des conditions explicitement prévues par la loi".

Dans le même sillage, les partis politiques et les listes indépendantes ayant déposé leurs dossiers plus tôt ont pu corriger certaines insuffisances relevées dans leurs candidatures, contrairement à certaines listes qui ont déposé leurs dossiers dans les dernières heures précédant l'expiration des délais légaux, a-t-il poursuivi.

Répondant à une question concernant le rejet des dossiers de certains candidats, dans le cadre de l'application de l'article 200 de la loi organique relative au régime électoral, et aux réactions qu'il a suscitées au sein de certaines formations politiques, M. Khelfane a indiqué que cette disposition s'inscrit dans "la démarche de l'Etat visant à lutter contre l'argent sale et à moraliser la vie politique".

Il a, à cet égard, rappelé que les décisions de l'Autorité y afférentes, demeurent susceptibles de recours devant les juridictions compétentes, soulignant que la justice "a effectivement réexaminé un certain nombre de dossiers, ce qui témoigne, a-t-il dit, de "l'indépendance des institutions et du respect de l'Etat de droit".

Concernant la participation des électeurs à ces échéances nationales, M. Khelfane a indiqué que l'ancrage de la culture électorale constitue "une responsabilité qui incombe à tous, y compris aux partis politiques, à la société civile et aux différentes forces actives de la société". 

A cet effet, l'Autorité a organisé, de son côté, plusieurs activités de sensibilisation et de formation au cours des derniers mois au profit des étudiants, des jeunes et des journalistes, afin de renforcer la conscience électorale et de promouvoir la participation politique.

S'agissant de l'état de préparation des wilayas nouvellement créées à cet important rendez-vous national, M. Khelfane a affirmé qu'elles disposent des structures et des moyens nécessaires pour assurer le bon déroulement de l'opération électorale. Les visites de terrain effectuées par les membres du Conseil de l'Autorité nationale ont permis de s'enquérir de près du niveau de préparation des wilayas du pays à ces élections législatives, y compris les nouvelles wilayas, soulignant que "tous les indicateurs affirment leur aptitude à organiser ces élections dans les meilleures conditions". 

Quant à la communauté nationale établie à l'étranger, M. Khelfane a rappelé qu'elle "occupe une place particulière", comme en traduit l'augmentation du nombre de sièges qui lui sont réservés, passé de 8 à 12 sièges, ce qui reflète la volonté de l'Etat de renforcer la participation de ses membres à l'effort d'édification et de développement".