Les premières Journées nationales du Court métrage, "Ayam Short Film", prévues du 25 au 29 juillet, ont été ouvertes, samedi à Alger, en présence de plusieurs comédiens et réalisateurs professionnels, ainsi que de nombreux jeunes cinéastes en herbe.

Accueillies à la Cinémathèque d'Alger, ces journées dédiées au court métrage ont été organisées sous le parrainage de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, par le Centre algérien de la cinématographie (CAC), en collaboration avec le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) et le groupe "Seventh Art Club".

Ouvertes aux courts métrages de fiction, documentaires et d'animation, ces journées verront la projection d’une "trentaine de films, retenus par la commission de sélection sur plus d’une centaine de propositions", selon le directeur de la Cinémathèque d’Alger, Adel Mekhalfia.

M. Mekhalfia a été relayé par Said Mehdaoui et Badra Hafiane, entre autres réalisateurs et organisateurs de cet événement, ainsi que par de jeunes cinéastes en devenir, qui ont rappelé en substance que les jeunes talents dont les travaux ont été retenus pour cette première édition "ont été formés, il y a deux ans, à la Cinémathèque d’Alger".

Réitérant la nécessité d’offrir périodiquement à ces jeunes l’"opportunité de présenter leurs travaux", les organisateurs ont mis en avant l’"importance de ces rencontres" qui, ont-ils dit, "créent le rapprochement" avec les professionnels du 7e Art et permettent l’"émergence de nouvelles synergies".

Après l’ouverture officielle de l’événement "Ayam Short Film", en présence également du directeur du CADC, M. Zineddine Arkab, les courts métrages, "Boualem a tout entendu" de Aziz Boukrouni et Khaled Bounab, "Between" d’Illias Boukhemoucha, "Yaqin" d'Abderrahim Safir, "Lettre sans adresse", de Nabil Lahmar, "Zahra" de Brahim Dendane et "Damu-Ki" de Youcef Benghanem, ont ouvert le cycle de projections de cette première édition.

Etant convié à cette manifestation, le public aura à apprécier les contenus d’une moyenne de six courts métrages par jour de plusieurs régions d'Algérie et pourra assister, en marge de ces projections aux interventions d’universitaires et praticiens du septième Art, lors de conférences autour de différentes thématiques en lien avec l’univers du court métrage.

Ainsi, et parmi les sujets qui seront abordés lors de ces conférences, "la critique cinématographique", "la numérisation des archives", "le rôle des ciné-clubs" et l’"impact de l’intelligence artificielle sur le métier d’affichiste".

Des hommages aux regrettés cinéastes, Anis Djaad et Arezki Larbi sont également au programme de cette première édition, marquée par l’"échange direct et l’interaction entre amoureux du 7e Art" a fait encore remarquer le cinéaste, Said Mehdaoui.

Auparavant, une minute de silence a été observée par l’ensemble des présents, en hommage au regretté grand réalisateur, Lamine Merbah, décédé vendredi à l’âge de 80 ans.

Les organisateurs ont ensuite rappelé la nécessité de "donner plus de visibilité au court métrage", mettant en valeur son "importance dans le paysage cinématographique et culturel".