Les interventions des chercheurs et experts venus de divers horizons, ont plaidé pour la nécessité du respect du droit international et des conventions des Nations Unies en matière de lutte contre la pollution des cors d’eau transfrontaliers, comme l’a bien souligné la Dre Maria A. Gwynn, spécialiste du droit international de l’eau, de la gouvernance des eaux transfrontalières et du droit international de l’environnement à l’Université de Bonn, en Allemagne, et membre actuel du Comité d’application de la Convention sur l’eau des Nations unies., interrogée par Algérie54, avant la tenue de la Conférence internationale de Tlemcen, et qui a insisté sur la nécessité de la responsabilité des Etats à empêcher des dégâts à d’autres, conformément à la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

Dans le même cadre, les intervenants chercheurs et experts parmi les 500 présents à ce rendez-vous ont souligné l’importance des cours d’eau transfrontaliers, qui constituent l’artère vitale de la vie et de l’existance humaines, au même titre que les aspirations pour un développement durable, sur la voie de l’édification du bon voisinage, de la stabilité et la paix entre les Etats et les peuples.

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Ce qui n’est pas le cas pour l’Algérie avec son voisin de l’Ouest qui mène depuis plusieurs années contre l’Algérie, avec son agenda criminel d’assèchement du barrage de Djorf Torba dans la Saoura, et avec la pollution provoquée par les rejets domestiques et industriels de ses entreprises déversés sur l’Oued Mouileh et le barrage de Hammam Boughrara, confirmés par les analyses et prélèvement effectués dans le point zéro à la frontière algéro-marocaine.

Sur ce volet, des experts internationaux ont mis l’accent sur la dangerosité de ces actes criminels, condamnés par le droit international, ce qui conforte la position de l’Algérie dans son droit de défendre ses intérêts et sa détermination à protéger des ressources hydriques, nécessaires à l’approvisionnement en eau de sa population, et au développement de toute cette région de l’Ouest du pays, dépendante d’une partie de son alimentation en eau à partir d’Oued Mouileh pour l’irrigation agricole, et du barrage Hammam Boughrara pour l’’approvisionnement en eau potable.

Interrogée par nos soins, l’experte égyptienne Dre Nadia Badr, enseignante en sciences de l’environnement et chimie environnementale à la faculté des sciences de l’Université d’Alexandrie a indiqué que ses travaux portent sur l’élimination de deux éléments particulièrement préoccupants pour l’environnement : l’arsenic et le sélénium. « La maîtrise des rejets industriels constitue un enjeu majeur pour la préservation des écosystèmes aquatiques » souligne-t-elle, en marge de la seconde journée de la conférence internationale IC-TWEP 2026, consacrée à la protection des cours d’eau transfrontaliers et à la prévention de la pollution environnementale,

Pour sa part, l’expert palestinien et Dr Nidal Salim, directeur général du Global Institute for Water, Environment and Health (GIWEH), basé à Genève a estimé que la lutte contre la pollution des eaux transfrontalières passe par une coopération régionale renforcée, fondée sur le droit international et des mécanismes concrets de prévention.

Face à ces menaces, il a appelé à dépasser les déclarations d’intention pour bâtir une coopération régionale appuyée sur les conventions internationales et les principes consacrés par les Nations unies.

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Une position que partage l’experte tunisienne établie en Afrique du Sud, Faten Attig Bahar, présidente de SRI Africa Lead et co-présidente d’Africa Hub et Feah Science Policy Fellow, qui estime que l’enjeu est de promouvoir des normes communes pour garantir l’utilisation de l’eau sans porterdes préjudices à d’autres, dans le cadre d’un mécanisme de consultation destiné au renforcement du bon voisinage et la promotion des valeurs universelles comme la paix, la stabilité, le développement durable et le vivre ensemble.

En effet, l’approche plaidée par les experts et chercheurs participants à cette joute scientifique internationale conforte la position de l’Algérie, soucieuse et déterminée à élargir la mobilisation internationale et la sensibilisation de l’opinion publique internationale ainsi que les communautés scientifiques aux dangers et menaces que constituent les actes hostiles et criminels, à l’égard non seulement de l’Algérie, mais aussi de l’ensemble de l’éco-système de toute la région, commandités, planifiés et exécutés, dans les répercussions seront ressenties par l’être humain et son environnement animal et végétal et atteindront autres environnement limitrophes comme l’Afrique subsaharienne et le sud de la Méditerranée.

En attendant que le régime du Makhzen se résigne et se plie au droit international en matière de lutte contre la pollution visant les cours d’eau transfrontaliers, et au respect des conventions internationales sur le partage de l’eau souterraine et de l’exploitation des eaux des bassins versants, l’Algérie poursuivra son combat pour préserver ses droits et ceux de son peuple, dans le cadre de ses principes et droits inaliénables de souveraineté , de promotion des valeurs de paix et du bon voisinage, à l’instar de l’accord d’avril 2024, avec ses pays voisins la Tunisie et la Libye autour du partage de la nappe albienne, dont les dividendes ne seront que bénéfiques pour les trois peuples frères. Des dividendes qui permettront la concrétisation d’un développement durable, et consolideront la stabilité et la paix.