La chirurgie mini-invasive et endoscopique a constitué le thème central des travaux d'un Colloque scientifique international organisé, samedi à l'Etablissement Hospitalier Spécialisé (EHU) "1er-Novembre 1954" d'Oran, dans le but de favoriser l'échange d'expériences et de présenter les dernières avancées technologiques en matière de chirurgie.

Cette rencontre scientifique, organisée par le service de chirurgie générale de l'EHU en collaboration avec l'Association algérienne de chirurgie générale et endoscopique, s'inscrit dans le cadre des efforts visant à développer le système national de santé, notamment dans les domaines de la neurochirurgie, de la chirurgie générale et de la chirurgie oncologique. L'accent a été mis sur les techniques modernes contribuant à une meilleure prise en charge des patients, à la réduction de la durée d'hospitalisation et à la diminution des complications postopératoires.

Le Directeur général de l'établissement, Rabah Bar, a indiqué à la presse, en marge de l'ouverture du Colloque auquel ont participé des experts et des médecins algériens, ainsi que des spécialistes venus de plusieurs pays arabes, africains et européens, que cette manifestation scientifique s'inscrit dans le cadre du soutien à la formation médicale continue et du renforcement des échanges d'expériences entre spécialistes.

Il a souligné que cette rencontre offre aux jeunes médecins l'opportunité de découvrir les techniques les plus récentes adoptées à l'échelle internationale et d'acquérir de nouvelles compétences grâce au suivi en direct d'interventions chirurgicales réalisées en Algérie et à l'étranger.

Selon lui, la chirurgie mini-invasive permet d'accélérer la récupération des patients, de réduire leur durée de séjour à l'hôpital, ainsi que les complications et douleurs pouvant survenir après les interventions. Il a également précisé que cette orientation s'inscrit dans le cadre de la modernisation du système national de santé à travers l'intégration de technologies de pointe telles que la chirurgie robotique et les techniques avancées d'imagerie médicale.

Le même responsable a, par ailleurs, annoncé l'inauguration, la semaine prochaine, de cinq nouvelles salles de soins entièrement équipées et connectées à Internet, ce qui, a-t-il fait observer, "permettra le développement de la télémédecine et l'amélioration de la prise en charge des patients".

De son côté, le président du Conseil scientifique de l'EHU 1er- Novembre 1954, le professeur Houari Toumi, a affirmé que cette rencontre constitue un espace privilégié pour l'échange d'expériences entre les spécialistes algériens et leurs homologues étrangers, ainsi que pour la découverte des nouveautés scientifiques et technologiques, particulièrement dans le domaine de la chirurgie oncologique, ce qui contribuera à améliorer la qualité des soins dispensés aux patients atteints de cancer.

Il a ajouté que l'adoption des technologies modernes, notamment la chirurgie laparoscopique (par endoscopie), a profondément transformé les pratiques chirurgicales dans les différents établissements de santé, soulignant que la formation continue des médecins demeure un facteur essentiel pour assurer la pérennité de cette évolution.

Pour sa part, le chef du service de neurochirurgie de l'établissement, le professeur Bachir Belebna, a mis en avant l'importance de la chirurgie mini-invasive et endoscopique en raison de ses nombreux avantages thérapeutiques, notamment la réduction de la durée d'hospitalisation, l'atténuation de la douleur, l'accélération du rétablissement, la diminution des cicatrices et la baisse des risques d'infection. Ces techniques offrent également une meilleure visibilité et un contrôle accru au chirurgien lors des interventions.

De son côté, le professeur Chadli Noureddine, adjoint du chef de département de chirurgie générale, a expliqué que ces techniques modernes ont permis d'améliorer les résultats chirurgicaux et le confort des patients dans plusieurs spécialités, notamment en chirurgie digestive.

Il a ajouté que l'établissement poursuit le développement de ce domaine à travers des programmes de formation continue, ainsi que la modernisation des équipements et des techniques utilisées, saluant le soutien apporté par la direction de l'hôpital sur les plans matériel et humain.

Près de 400 spécialistes issus de différents établissements hospitaliers du pays ont pris part à ce colloque scientifique international, aux côtés d'experts et de médecins venus de plusieurs pays africains, arabes et européens.