Par Racha Selmi
 
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé à la pose de la première pierre de l'Institut algérien de thérapie par les cellules souches et des thérapies géniques, un projet stratégique appelé à renforcer la souveraineté sanitaire du pays et à positionner l'Algérie comme un pôle africain de référence dans le domaine des thérapies innovantes.
 
Implanté à Rahmania, dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah, l'établissement sera réalisé sur une superficie de 50 000 m² par Cosider Construction. Il sera dédié au développement de la médecine régénérative, de la médecine personnalisée de précision et de la recherche scientifique de pointe.
 
Le futur institut prendra en charge plusieurs pathologies lourdes, notamment les accidents vasculaires cérébraux, les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies auto-immunes, les rejets de greffes ainsi que les affections articulaires. Il développera également des programmes de thérapie génique ciblant des maladies héréditaires, telles que la drépanocytose, l'hémophilie, la mucoviscidose et certaines maladies de la vision, en plus de cancers résistants aux traitements conventionnels.
 
En marge de la cérémonie, le directeur général du groupe Saïdal, le professeur Mourad Belkhalfa, a salué le lancement de ce projet stratégique, estimant qu'il marque une étape décisive dans le développement des thérapies innovantes en Algérie. Il a considéré que cette future infrastructure permettra de renforcer les capacités nationales en matière de recherche biomédicale et d'offrir aux patients des traitements de dernière génération, tout en réduisant le recours aux soins à l'étranger.
 
De son côté, le PDG de Cosider Construction, Mohamed Hammadi, a affirmé que l'institut sera entièrement réalisé grâce aux compétences algériennes, tant sur le plan de l'ingénierie que de la main-d'œuvre, mettant en avant l'expertise nationale dans la concrétisation de projets stratégiques de cette envergure.
 
Le délai de réalisation de l'ouvrage est fixé à seize mois. À son entrée en service, l'Institut algérien de thérapie par les cellules souches et des thérapies géniques devrait constituer une avancée majeure pour le système national de santé et contribuer à faire de l'Algérie un acteur de premier plan en Afrique dans le domaine de la médecine régénérative et des thérapies géniques.
 
Racha Selmi