L’Algérie a été retirée, ce vendredi, de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), à l’issue de sa réunion plénière tenue au siège de l’OCDE à Paris. La décision a été adoptée à l’unanimité par les membres de l’organisation, marquant la sortie du pays de la liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée.
Dr. Arslan Chikhaoui, expert en relations internationales et en géopolitique, membre du Comité d’experts du World Economic Forum et du dispositif de diplomatie de type “Track II” des Nations Unies, estime que ce retrait s’explique par les résultats obtenus par l’Algérie dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
L’expert considère que ces avancées traduisent une volonté politique et économique claire d’assainir l’environnement des affaires, ainsi qu’un engagement à respecter les standards internationaux en matière d’éthique, de conformité, de transparence et d’intégrité financière.
Dr. Chikhaoui souligne que cette décision du GAFI devrait conforter le positionnement de l’Algérie dans la reconfiguration de ses partenariats économiques et financiers. Il rappelle également que, durant son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU en 2025, l’Algérie a contribué aux travaux du Comité des Nations Unies contre le terrorisme, notamment à travers l’adoption de principes directeurs visant à renforcer la lutte contre le financement du terrorisme.
Dr. Chikhaoui met par ailleurs en avant l’engagement de l’Algérie dans une approche régionale et internationale de lutte contre les menaces transnationales, notamment dans la région du Sahel et en Afrique du Nord, incluant le terrorisme et ses modes de financement. Il ajoute que cette orientation s’inscrit dans la continuité de la politique algérienne en matière de sécurité régionale, ainsi que dans la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière internationale.
Racha Selmi