L’Algérie célèbre le 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de libération nationale dans un contexte marqué par la réalisation d'importants acquis socio-économiques, notamment dans le domaine des projets structurants visant à bâtir une économie émergente et souveraine, dans le prolongement des idéaux de la Proclamation du 1er Novembre 1954.
Soixante-douze ans après le déclenchement de la lutte armée contre le colonialisme français, l’édification d’une économie nationale diversifiée, affranchie de la dépendance aux hydrocarbures, et résiliente, demeure au cœur des priorités de l’Etat, à travers la valorisation en Algérie des ressources nationales, la modernisation de l’appareil productif et le renforcement des capacités de développement dans l’ensemble des secteurs.
Cette démarche, menée sous les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, s’inscrit dans la continuité des principes fondateurs de la Révolution, notamment l’indépendance nationale, la souveraineté dans la prise de décision et l’édification d’un Etat démocratique et social garantissant une vie digne à toutes les franges de la société.
Le président de la République avait réaffirmé, à maintes occasions, la nécessité de préserver l’indépendance décisionnelle de l’Algérie et de faire bénéficier l’ensemble des citoyens des richesses nationales, en accordant une attention particulière à la sécurité alimentaire et hydrique, à la maîtrise des ressources naturelles et au développement local.
Dans ce contexte, le président de la République a insisté sur le "développement global et intégré" au profit de toutes les catégories du peuple, soulignant que "le développement qui profite à une catégorie au détriment d'une autre et qui engendre pauvreté et ignorance, ne peut pas être un véritable développement".
Cette vision s’appuie sur des stratégies tracées à long terme, à travers des programmes conçus à l’horizon 2030 et 2050, afin de renforcer les fondements d’une économie productive et de positionner l’Algérie parmi les économies émergentes.
Pour la concrétisation de cette ambition, l'Etat a lancé ces dernières années de grands chantiers dans divers secteurs stratégiques, notamment les mines, les chemins de fer, l’énergie, l'habitat, les ressources hydriques et l’agriculture, avec pour objectif de transformer les potentialités nationales en leviers de croissance durable.
Parmi les réalisations majeures figure la ligne ferroviaire minière ouest reliant Gara Djebilet, Tindouf et Béchar sur près de 1.000 km. Mise en service officiellement en février 2026, cette infrastructure constitue un maillon essentiel de la stratégie de valorisation du minerai de fer, en facilitant son acheminement vers les pôles industriels et en soutenant le développement d’une filière sidérurgique intégrée.
Ce projet ouvre de nouvelles perspectives économiques pour le pays, en favorisant la création d’activités, d’emplois et de nouveaux pôles de production, illustrant la volonté de faire des ressources minières un facteur de diversification économique.
Dans le même sillage, les projets intégrés du phosphate de Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, et de la mine de zinc- plomb de Tala Hamza-Oued Amizour, dans la wilaya de Bejaïa, sont appelés à renforcer les capacités industrielles nationales, à développer la transformation locale des matières premières et à favoriser la production de biens à plus forte valeur ajoutée.
Ces investissements doivent contribuer à l’accroissement des recettes des exportations hors hydrocarbures.
Parallèlement, d'intenses efforts ont été menés à tous les niveaux pour améliorer le climat des affaires, encourager l’investissement productif et renforcer la production nationale, se traduisant sur le terrain par des indicateurs positifs salués par de nombreuses institutions internationales louant l'Algérie pour ses performances économiques dans un environnement et des conjonctures jugés des plus difficiles.
A ce propos, le président de la République souligne que le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie devrait dépasser les 400 milliards de dollars d'ici la fin de l'année 2027 "au plus tard", ajoutant que l'Algérie "poursuit son projet national visant à devenir un pays émergent".
Inscrit comme secteur prioritaire, l'habitat connait ces dernières années une dynamique sans précédent avec plus de 2 millions de logements distribués depuis 2020, toutes formules confondues. Des réalisations ambitieuses qui traduisent la volonté de l'Etat à améliorer les conditions de vie du citoyen.
La sécurité hydrique constitue, elle aussi, un axe central de la politique de développement, à travers la réalisation de grandes stations de dessalement de l’eau de mer le long du littoral.
Ces infrastructures visent à garantir l’approvisionnement des populations et à répondre aux besoins des activités économiques, telles que l’agriculture et l’industrie.
Dans le secteur énergétique, la modernisation des infrastructures, la consolidation des capacités nationales en hydrocarbures et le développement des énergies renouvelables, font partie aussi des priorités fixées en matière de développement.
L’agriculture occupe également une place de choix dans cette stratégie, avec l’objectif d'augmenter la production nationale, d’améliorer les rendements et de renforcer davantage la sécurité alimentaire.
Dans le même sillage, le développement du tissu entrepreneurial, notamment des start-up, représente un autre défi important, en œuvrant sur l’implication de la jeunesse dans la transformation de l’économie nationale.