Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud a présidé, lundi au Palais du gouvernement, une réunion de la commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers, consacrée à l'examen et au débat du projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers pour la période 2026-2029, indique un communiqué du ministère.
S'inscrivant dans le cadre de l'ordonnance 20-03 relative à la prévention et à lutte contre les bandes de quartiers, ce projet comprend "une approche globale alliant dissuasion et prévention, dans le but de renforcer la sécurité et la sérénité publics et de préserver la sécurité des personnes et des biens", selon la même source.
Après avoir salué les efforts des membres de la commission dans l'élaboration et l'enrichissement de ce projet, M. Sayoud a souligné que la stratégie nationale constitue "le fruit d'une action participative intégrée, basée sur un diagnostic précis du phénomène des bandes de quartiers et une anticipation de ses diverses dimensions sécuritaires et sociales, tout en proposant un ensemble de mécanismes pratiques à même de le prévenir et de le combattre avec efficacité".
Il a également précisé que cette stratégie adopte "une approche multidimensionnelle, combinant les aspects sécuritaires, préventifs, sociaux et éducatifs, permettant ainsi de traiter les racines du phénomène et non de se limiter à ses apparences", et ce, à travers "le renforcement du rôle des institutions de l'Etat, la consolidation de l'action de proximité et de sensibilisation, ainsi que le soutien aux mécanismes d'alerte précoce et la consécration de la culture de citoyenneté et de conscience communautaire chez les jeunes", ajoute le communiqué.
Partant, le ministre a appelé à "la nécessité d'une adhésion effective et coordonnée de tous les acteurs, instances, établissements et secteurs ministériels, outre la société civile et les acteurs locaux, étant donné que la lutte contre ce phénomène est une responsabilité collective qui requiert la conjugaison des efforts et la complémentarité des rôles".
Il a, à cet égard, souligné "l'importance d'engager des actions à court-terme, à travers le lancement de larges campagnes de sensibilisation, en attendant la mise en œuvre de la teneur de la stratégie, tout en poursuivant le travail sur le terrain et la coordination continue, à travers des réunions périodiques régulières et le renforcement des mécanismes de suivi et d'évaluation. Et d'ajouter que l'évolution rapide des phénomènes criminels impose "une vigilance permanente et une riposte rapide et efficace à tous les niveaux".
Le ministre a conclu en réaffirmant que la garantie de la sécurité des citoyens à l'intérieur des quartiers représente "une priorité nationale constante qui exige la participation de tout un chacun, au regard du rôle pivot de l'aspect sécuritaire dans le renforcement d'un front national intérieur capable de se dresser face à tous les périls susceptibles de porter atteinte à la stabilité de la société".