À l’occasion de la 29e participation du magazine littéraire Salama au Salon international du livre d’Alger (SILA), sa directrice, Hassina Sahraoui, met en avant une sélection de nouveautés éditoriales, entre mémoire historique, patrimoine et solidarité avec le peuple palestinien.
Fidèle au Salon international du livre d’Alger (SILA) depuis sa création, le magazine littéraire Salama participe à cette nouvelle édition avec plusieurs nouveautés qui accordent une place importante à la mémoire, à l’histoire et aux récits humains. Sa directrice, Hassina Sahraoui, a notamment mis en avant des ouvrages consacrés au patrimoine, aux événements du 8 Mai 1945 et à la situation en Palestine.
Parmi les titres présentés figure un ouvrage consacré au centenaire de la Grande Mosquée de Paris, publié aux éditions du Recherche Midi. La sélection comprend également un livre de Sabrina Abda, publié par les éditions Arcandia à Paris, qui retrace une histoire familiale douloureuse à travers des recherches sur son grand-père, assassiné le 8 mai 1945. Un témoignage que Hassina Sahraoui décrit comme particulièrement émouvant, en raison de son lien étroit avec la mémoire historique.
Le stand Salama met aussi en avant le travail de Kamel Ouafi, architecte paysagiste, dont l’ouvrage a été publié à Paris avant de faire l’objet d’une autre édition à Alger par un éditeur algérien. D’autres auteurs sont également attendus pour des séances de vente-dédicace, avec une programmation qui fait notamment la part belle aux femmes et à la poésie.
La Palestine occupe également une place importante dans cette sélection éditoriale. Un ouvrage de recherche, intitulé « Min al-Djurdjura ila al-Karbal », aborde la question des terres palestiniennes et avance que la majorité d’entre elles appartenaient à des Algériens. Ce livre s’inscrit dans une démarche de mise en lumière des liens historiques entre l’Algérie et la Palestine.
Autre nouveauté mise en avant : «Ghaza», un livre traduit en français qui donne la parole à une jeune étudiante palestinienne en médecine. Après trois années d’études, celle-ci n’a pas pu poursuivre son cursus en raison des bombardements ayant notamment touché son université. À travers son récit, elle revient sur son expérience et les conséquences de la guerre sur son parcours universitaire et sa vie quotidienne.
Les recettes issues de la vente de l’ouvrage sont destinées à aider la jeune étudiante à poursuivre ses études dans la mesure du possible, donnant ainsi à cette initiative éditoriale une dimension concrète de solidarité.
Au-delà des nouveautés littéraires, Hassina Sahraoui s’est félicitée du nouvel espace du SILA, qu’elle juge moderne, spacieux et agréable. Elle a, notamment, souligné l’aération des lieux et leur climatisation, des aménagements qui devraient contribuer à améliorer les conditions d’accueil des visiteurs, particulièrement nombreux durant le Salon.
À travers cette participation, le magazine Salama entend ainsi conjuguer découverte littéraire, transmission de la mémoire et engagement en faveur des causes humaines, avec une attention particulière portée aux récits qui rapprochent l’histoire algérienne des réalités palestiniennes.
Rasha Selmi