L’expertise de Sonelgaz International poursuit son rayonnement à l’échelle internationale, portée par une stratégie de valorisation du savoir-faire algérien dans le domaine énergétique.

L’entreprise consolide progressivement sa présence sur le continent africain, où plusieurs pays sollicitent désormais son accompagnement pour relever leurs défis en matière d’électrification, développer leurs infrastructures et renforcer les compétences de leurs ressources humaines.

Après le succès enregistré au Niger, le modèle algérien suscite un intérêt croissant au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Mozambique, en Tunisie et dans plusieurs autres pays africains. De nombreuses nations se tournent ainsi vers Sonelgaz International afin de bénéficier de son expérience, de son expertise technique et de son savoir-faire dans la conception, la réalisation et la gestion des infrastructures électriques.

«Aujourd'hui, l'expertise algérienne, à travers ce que nous avons réalisé, a permis d’apporter un nouvel éclairage sur l’environnement énergétique et électrique en Afrique. Beaucoup de pays s’intéressent désormais à ce savoir-faire et à cette expérience. Nous recevons des demandes provenant de plusieurs horizons», a déclaré ce jeudi Yazid Djellouli, Président-directeur général de Sonelgaz International lors de son passage dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne.

Revenant sur la réalisation, dans un délai record, d’une centrale électrique de 40 mégawatts au Niger, représentant près de 20 % de la production électrique du pays, le responsable a souligné que Sonelgaz International poursuit son accompagnement auprès des pays partenaires, notamment dans le développement des capacités de production ainsi que l’amélioration des réseaux de transport et de distribution.

Au Tchad, une centrale d’une puissance similaire devrait prochainement voir le jour afin de renforcer la production nationale d’électricité. Toutefois, le principal défi auquel fait face le pays reste le transport de cette énergie, en raison notamment de l’inadaptation du réseau existant.

« Il y a des gens qui profitent du malheur des autres », a déploré Yazid Djellouli, évoquant le cas d’une centrale photovoltaïque appartenant à un pays dont il n’a pas révélé le nom. Selon lui, cette installation fournit au Tchad une capacité de 25 mégawatts, mais seulement 12 mégawatts peuvent réellement être exploités en raison des limites du réseau de transport électrique.

Le Premier ministre Sifi Ghrieb avait instruit Sonelgaz International d’engager des études pour la reconfiguration du réseau électrique tchadien, afin de permettre au pays de bénéficier pleinement de l’énergie déjà disponible, a précisé l’invité de la Chaîne 3.

Yazid Djellouli a également assuré que l’Algérie mettra son expertise à la disposition du Tchad, notamment à travers la formation des cadres de l’entreprise électrique tchadienne, afin de lui permettre d’assurer progressivement la gestion autonome de la production et de la distribution de cette ressource essentielle au développement économique et social.

Côte d’Ivoire: des projets majeurs pour hisser Sonelgaz International au sommet africain 

Au-delà du Tchad et du Niger, ainsi que du Mozambique où Sonelgaz International ambitionne d’apporter son expertise dans les domaines de la distribution de l’électricité et du gaz, l’entreprise algérienne avance également sur d’importants projets en Côte d’Ivoire.

Des contrats d’envergure sont actuellement en préparation, notamment pour la réalisation de centrales électriques d’une capacité comprise entre 700 et 1000 mégawatts. « Avec la Côte d'Ivoire, ce sont des demandes beaucoup plus importantes, notamment pour la réalisation de centrales de 700 à 1000 mégawatts. Ce sont des projets qui, s’ils arrivent à se concrétiser, hisseraient pratiquement Sonelgaz International sur le toit des constructeurs africains », a affirmé Yazid Djellouli.

Tunisie: vers un nouveau partenariat énergétique 

Évoquant la coopération énergétique avec la Tunisie, où l’Algérie exporte actuellement près de 600 mégawatts d’électricité via une ligne de 400 kilovolts, le PDG de Sonelgaz International a indiqué que les deux pays étudient également la possibilité de réaliser une centrale électrique indépendante (IPP) d’une capacité comprise entre 1000 et 1200 mégawatts.

« Les Tunisiens eux-mêmes ont émis le vœu que nous construisions une IPP en Tunisie. C'est quelque chose que nous étudions. La réflexion est en cours au niveau du ministère, notamment avec Monsieur le ministre, afin de faire mûrir l’idée d’aller peut-être vers la réalisation d’une IPP en Tunisie », a-t-il expliqué.

Interrogé sur la stratégie de l’entreprise sur le continent africain, Yazid Djellouli a expliqué que celle-ci s’inscrit dans une démarche de coopération intra-africaine. « La base de notre relation est l’honnêteté.

Toutes les relations que nous établissons avec nos frères africains reposent sur le principe du gagnant-gagnant. Nous leur offrons notre savoir-faire, nous les aidons à développer leurs réseaux et leurs capacités de production, puis nous nous retirons. C’est ce que nous affichons dès le départ », a-t-il conclu.

 Source: Radio Algérienne