Le ministre de la Poste et des Télécommunications, M. Sid Ali Zerrouki, a pris part, à la tête d'une importante délégation, aux travaux du Dialogue mondial sur "la gouvernance de l'intelligence artificielle", organisé sous l'égide des Nations unies à Genève (Suisse), indique lundi un communiqué du ministère.
La participation de l'Algérie à ce dialogue s'inscrit dans le cadre de son "engagement à contribuer à l'élaboration d'un système international équilibré de gouvernance de l'intelligence artificielle (IA), favorisant le développement durable, préservant la souveraineté des Etats et servant les intérêts communs de la communauté internationale", précise la même source.
Intervenant à cette occasion, M. Zerrouki a affirmé que l'intelligence artificielle "n'est plus une simple question technologique, mais constitue désormais un enjeu de développement et de souveraineté", soulignant "la nécessité d'une gouvernance inclusive et équitable garantissant la participation des pays en développement à la conception et au développement des systèmes d'intelligence artificielle, au lieu de les cantonner au seul rôle de consommateurs".
Le ministre a également prôné le "passage des principes généraux à des mécanismes concrets de mise en œuvre, comprenant le renforcement des capacités, le transfert de technologies et le partage des connaissances".
L'ouverture de la première édition de cet événement mondial a été rehaussée par la présence du Secrétaire général des Nations unies, M. Antonio Guterres, qui a abordé plusieurs questions liées à la gouvernance de l'intelligence artificielle, notamment "la mise en place d'un cadre mondial de gouvernance de l'IA, la réduction de la fracture numérique entre les pays, le renforcement de la coordination internationale ainsi que la garantie d'une utilisation responsable et éthique de l'intelligence artificielle".
M. Guterres a également mis en avant l'importance du transfert de technologies, du renforcement des capacités, du développement des infrastructures numériques et de l'accompagnement des pays en développement, afin de leur permettre de participer activement au développement et à la gouvernance de ces technologies.
Cette rencontre, ayant réuni plus d'une centaine de pays, vise à "élaborer une vision internationale commune pour la gouvernance de l'intelligence artificielle", conclut le communiqué.