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January 10, 2026

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En réponse à une chronique de Kamel Daoud

A l’aube de cette nouvelle année 2026, pour clore le centenaire de la naissance de mon père Frantz FANON, Kamel Daoud, l’inénarrable goncourisé, le fraichement francisé et sans doutes le futur légionnairement honoré, poursuit sa catharsis.

Par Olivier Fanon

A l’aube de cette nouvelle année 2026, pour clore le centenaire de la naissance de mon père Frantz FANON, Kamel Daoud, l’inénarrable goncourisé, le fraichement francisé et sans doutes le futur légionnairement honoré, poursuit sa catharsis.

Après s’être questionné sur le pourquoi de l’engagement de mon père auprès de la révolution algérienne, le pourquoi de sa rupture avec le colonialisme français, le pourquoi de son inhumation en terre algérienne libérée auprès de ses frères de combat, il faut encore le rappeler une énième fois, selon ses dernières volontés.

Pour une précision historique, et non moins factuelle, Omar Ibrahim FANON était son nom de guerre, c’est sous cette identité que son décès a été enregistré à Bethesda (USA).

Je me vois dans l’obligation de lui rappeler modestement sur ma page Facebook, n’ayant pas à ma disposition la condescendance du magazine Le Point, et que la ville de Aïn Kerma ou repose mon père se trouve en Algérie et le cimetière qui accueille sa sépulture est un cimetière de Moudjaheds, ceux-là même qui ont payé de leur sang afin que Kamel Daoud puisse aujourd’hui éructer inlassablement contre l’Algérie et ses enfants.

Pour qui, pourquoi ?

Je me pose sérieusement cette question, sinon quelle est la motivation qui lui a fait traverser l’océan pour se rendre en Martinique sur les traces de Fanon.

Son périple dans les rues de Fort de France me fait penser à une brochure du guide touristique Le Petit Futé.

On croit revivre l’Algérie d’avant 1962, M. Daoud, sachez que vous vous êtes rendus dans un département Français. Comment voulez-vous que Frantz FANON y soit honoré, vous plaisantez j’espère.

Votre naïveté politique m’étonne et me conforte, vous n’avez rien compris.

Vous êtes parfait dans le rôle de l’ancien Fisiste repenti réfugié dans le cocon de « mama frança. » Un banal ersatz.

Ayons du respect et de la pudeur pour nos morts, moi-même, je me rends souvent sur les tombes de mes parents, à Aïn el Kerma et El Kettar, et vous ?

Gloire à nos martyrs.

Olivier Fanon

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