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January 24, 2026

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Après le flop de la CAN, le massacre des chiens errants: Le Makhzen au box des accusés des organisation de protection des animaux

Le Maroc est en ligne demire après le fiasco organisationnel de la CAN et le flop dela finale du pays hôte face au Sénégal. Outre les médias africains qui fustigent l'OPA de la CAF perpétrée par une caste à la recherche d'intérêts restreints obéissant à des agendas non africains, la presse occidentale au même titre que des organisations internationales qui montent au créneau dénoncer des pratiques du régime du Makhzen, candidat à l'organisation du Mondial de 2030, en compagnie de l'Espagne et du Portugal.

Le Maroc est en ligne demire après le fiasco organisationnel de la CAN et le flop dela finale du pays hôte face au Sénégal. Outre les médias africains qui fustigent l’OPA de la CAF perpétrée par une caste à la recherche d’intérêts restreints obéissant à des agendas non africains, la presse occidentale au même titre que des organisations internationales qui montent au créneau dénoncer des pratiques du régime du Makhzen, candidat à l’organisation du Mondial de 2030, en compagnie de l’Espagne et du Portugal.

Sur ce registre, le parti espagnol PACMA place le régime du Makhzen au cœur du débat public en terre ibérique. Le parti de défense des droits des animaux appelle à manifester ce samedi 24 janvier devant l’IFEMA à Madrid, en même temps que le salon du tourisme Fitur 2026.  Cette manifestation dénonce la “massacre” des chiens errants au Maroc, une dénonciation qui a pris une ampleur internationale depuis que le Maroc a été choisi, avec l’Espagne et le Portugal, pour accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2030.

Dans un communiqué rendu public le PACMA indique à propos de cette action prévue evant l’IFEMA à Madrid « elle met en lumière la contradiction entre l’image internationale des pays participants et la persistance de pratiques violentes envers les animaux »

Le parti espagnol dénonce le fait que, malgré les annonces officielles de programmes de stérilisation et d’identification par marquage, l’empoisonnement et la mise à mort de chiens se poursuivent dans plusieurs villes marocaines, même en plein jour .

PACMA affirme que des représentants du parti se sont rendus à Tanger en septembre dernier pour constater la situation sur le terrain et constatent que ces pratiques persistent.

La manifestation, soulignent-les organisateurs, vise à mettre en lumière l’indignation publique, à exiger la fin de ces abattages et à réclamer des politiques publiques de protection animale. Elle vise également à accroître la pression sur ceux qui, selon eux, ont le réel pouvoir d’influer sur la situation : des organisations telles que la FIFA et la Fédération espagnole de football.

Le Maroc a consacré des années à bâtir une image de marque nationale, supposément associée à la modernité en prévision de sa candidature pour l’organisation de manifestations sportives internationales comme la CAN 2025 ou le Mondial 2030.. Cependant, pour les défenseurs des droits des animaux, ce processus a un revers sombre : la multiplication des raids, des captures et des abattages massifs d’animaux errants, notamment dans les villes à forte fréquentation touristique ou celles qui accueillent de grands événements sportifs.

À l’approche d’un événement sportif ou touristique majeur, le Maroc augmente le nombre d’opérations de « nettoyage » d’animaux dans des zones stratégiques.

Une enquête publiée cette semaine par The Athletic vient étayer ce récit. Elle décrit un prétendu « centre d’abattage » aux abords de Marrakech , présenté comme un abattoir clandestin situé à quelques kilomètres seulement des hôtels et zones touristiques de la Ville Nouvelle. L’article décrit un complexe apparemment imprenable, entouré de hauts murs, à accès contrôlé et où se déroule une activité industrielle intense. Il relate également l’arrivée de fourgonnettes transportant des animaux capturés, reconnaissables aux cris et aux bruits sourds provenant de l’intérieur.

L’enquête soutient que ces structures font partie des mécanismes de « gestion » des chiens errants mis en place par les autorités locales depuis que le Maroc s’est positionné comme ville hôte de grands événements sportifs. Marrakech a accueilli la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et devrait également accueillir la Coupe du Monde 2030. À cet égard, le rapport inclut des témoignages de riverains faisant état d’une augmentation soudaine des captures avant les événements internationaux, avec des opérations menées dans les quartiers proches des hôtels et des enceintes sportives.

D’après certains témoignages, des habitants affirment que même des chiens portant une médaille d’identification, théoriquement protégés par la réglementation locale , ont été capturés . Un père explique avoir récupéré son animal après avoir payé un fonctionnaire, mais celui-ci présentait des marques au cou, compatibles, selon lui, avec une blessure au couteau. Le rapport établit un lien entre ces agissements et un schéma récurrent, d’après des militants, lorsque le Maroc se prépare à accueillir un événement majeur attirant des visiteurs internationaux.

Dans le même cadre,la  Coalition internationale pour la protection et le bien-être des animaux (IAWPC) affirme que le Maroc a adopté une tendance inquiétante ces dernières années : à l’approche d’un grand événement sportif ou touristique, l’abattage d’animaux dans des zones stratégiques s’intensifie. Selon la coalition, la FIFA ne donne pas d’ordres directs, mais tolère ces agissements en s’abstenant de prendre des mesures décisives.

Le rapport affirme que l’IAWPC a soumis à la FIFA un dossier de 91 pages contenant des preuves, notamment des photographies d’empoisonnements, de famine forcée et de fusillades .

L’enquête comprend également des documents provenant d’une autorité locale d’une autre ville marocaine qui aurait demandé des munitions en septembre 2025 pour gérer la population de chiens errants . Elle recueille aussi des témoignages sur les raids et les incidents violents, en soulignant leur impact social. Certains habitants décrivent la peur des balles perdues lors de ces opérations et le risque de banaliser la violence en présence d’enfants. « Les enfants qui assistent à ces mises à mort sont traumatisés », alertent également les organisations.

PACMA rejette le discours officiel et affirme que le Maroc instrumentalise les campagnes de stérilisation et d’identification pour projeter une image de contrôle éthique qui ne reflète pas la réalité du terrain. Dans son communiqué, le parti souligne que, malgré les promesses officielles, des cas d’empoisonnement et de mise à mort de chiens continuent d’être recensés, même en plein jour.

Le parti espagnol souligne que les associations locales et les organisations de protection animale utilisent depuis des années des méthodes éthiques de contrôle des populations, telles que la capture, la stérilisation, la vaccination antirabique, l’identification et la remise en liberté. Il s’agit de la méthode TNVR (capture, stérilisation, vaccination antirabique).

Selon PACMA, le manque d’implication réelle des autorités explique le maintien du recours à des méthodes d’élimination violentes, notamment au moment où le pays souhaite projeter une image internationale positive.

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