Par Ismail Guellil
Face aux récentes inondations qui ont touché plusieurs wilayas de notre pays, notamment Chlef, Relizane et d’autres régions, il est nécessaire de prendre un moment de recul et de parler avec lucidité, responsabilité et honnêteté. Au lieu de réagir sous le coup de l’émotion et d’accuser systématiquement l’État ou ses plus hautes institutions, posons-nous les bonnes questions et situons correctement les responsabilités, dans l’intérêt de notre pays et de nos concitoyens.
Alors soyons tous des citoyens responsables et de bonne foi. De grâce, cessons de porter systématiquement atteinte à l’image de l’État en répétant, à chaque catastrophe, des accusations faciles telles que : « c’est la faute de l’État », « tout est corruption », « rien ne fonctionne ». Ce genre de discours affaiblit le pays. Réfléchissons avec sérieux et discernement avant d’accuser.
Malheureusement, ce sont les citoyens qui subissent de plein fouet ces catastrophes, souvent liées à l’homme, à l’incompétence et au laisser-aller de certains responsables territoriaux. De mon point de vue, les premiers responsables sont les walis, les maires, les chefs de daïra et les responsables de l’urbanisme. Ce sont eux qui sont payés pour : Contrôler et vérifier les permis de construire, Surveiller les réseaux d’assainissement, Veiller à l’aménagement des oueds et des cours d’eau,
S’assurer que les projets respectent les règles de sécurité et de prévention des catastrophes. N’oublions pas non plus le manque de civisme de certains citoyens, qui jettent des déchets de toutes sortes dans les égouts, aggravant ainsi les risques d’inondation.
Ce n’est pas le Chef de l’État qui vient balayer devant nos maisons, ni celui qui surveille chaque chantier ou chaque canalisation. L’État alloue des budgets aux wilayas. La vraie question est donc : que font les walis en matière de contrôle, de surveillance et d’évaluation ? Pourquoi ne mandatent-ils pas des experts locaux pour vérifier la conformité des projets aux normes de sécurité ? C’est là que se situe le véritable problème : l’incompétence, le laxisme, ou tout simplement le manque de responsabilité.
Je souhaite sincèrement que l’État déclenche une enquête approfondie afin de déterminer clairement les responsabilités internes au niveau des wilayas et des collectivités locales.
Pour conclure, je tiens à rendre un hommage sincère au Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour tout ce qu’il a apporté à notre mère patrie, l’Algérie, notamment en matière de sécurité nationale, de stabilité et de souveraineté.
Notre pays est entouré de prédateurs qui ne nous veulent ni du bien ni la stabilité. Ouvrons les yeux et regardons ce qui est arrivé à l’Irak, à la Libye, à la Syrie et à bien d’autres nations. L’Algérie, par la grâce de Dieu et grâce à une vision politique ferme, est restée debout.
Le Président a également contribué à restaurer la dignité et l’honneur de l’Algérie sur la scène internationale, tout en lançant de grands projets structurants et un développement ambitieux qui placent notre pays sur la voie de l’excellence. Soyons clairs : le Président n’est pas chargé de nettoyer les égouts, de contrôler chaque permis de construire ou de surveiller l’état des réseaux d’assainissement.
De mon point de vue, l’incompétence et la corruption se situent en bas de la pyramide, au niveau local, et non au sommet de l’État. Je nous invite donc à contrôler nos jugements, à faire preuve de discernement et à défendre notre pays avec intelligence et responsabilité.
Ismail Guellil