La région du Sud-Ouest Algérien revient à la vie et sa population rève d’un Eldorado, dans la foulée du lancement du mégaprojet de l’exploitation du gisement minier de Gara Djebilet et de la ligne ferroviaire reliant Gara Djebilet-Tindouf à Bechar.
Il s’agit bien d’un grand défi relevé par l’Algérie qui a réussi à renverser la tendance en gagnant le pari de vaincre les conditions climatiques de la région et surtout du complot et plan concoctés par des forces hostiles, qui n’ont pas digéré que l’Algérie terre des martys est le bastion de la résistance , la réussite et la gloire. Explications.
Il y a quelques années, cette région a fait l’objet d’un complot d’assèchement mené par le voisin de l’Ouest qui a mis tout les moyens pour imposer à la population de la Saoura un exode forcé en les privant d’eau du barrage de Djorf Torba et de la zone humide de cette région. Une stratégie satanique et hostile visant à priver la population de la Saoura de cette denrée vitale et rare qu’est l’eau, source de la vie et du développement socioéconomique. En violation du droit international et de la Charte des Nations Unies, le Maroc a construit un barrage à la frontière avec l’Algérie, financé par des pays occidentaux
La mise en service du barrage marocain de Kaddoussa, en 2021, par le régime du Makhzen, en violation du droit inernational inaliénable d’accès à l’eau potable, le régime du Makhzen vise à priver l’Algérie de l’approvisionnement en eau potable, et des projets économiques .
Face à la raréfaction de l’or bleu dans ces contrées arides, l’Algérie est allée plaider sa cause sur les tribunes des instances internationales, dans le cadre de son droit reconnu par la Charte des Nations Unies. Sur ce registre, l’Algérie a participé au Forum Mondial de l’Eau à Bali en Indonésie, le mois de mai 2024, et avait réussi à défendre le principe de la souveraineté des pays et le droit des peuples à l’accès à l’eau potable, face à la volonté hégémonique des puissances néocoloniales à faire de l’eau une valeur marchande, visant à priver des centaines de millions de personnes dans le monde de cette denrée vitale à la vie qu’est l’eau.
L’objectif du plan diabolique du régime du Makhzen vise à priver la population algérienne de toute stratégie de développement socioéconomique, en construisant des barrages de l’autre côté de la frontière en violation du droit international et des traités internationaux initiés par l’Organisation des Nations Unies.
Connue pour son engagement et respect du droit international, l’Algérie accentuait son offensive diplomatique à l’adresse de la communauté internationale. Sa participation très remarquée au Forum Mondial de l’eau à Bali en 2024, comme première étape , s’inscrivait dans cette stratégie de sensibilisation de la communauté internationale sur les menaces et dangers de la construction et l’exploitation et la construction de quatre barrages non loin de la frontière algérienne par le Maroc.
Un acte délibéremment hostile, comme l’a bien souligné le ministre Algérien des ressources en Eau Taha Derbal lors de son intervention devant les participants au Forum Mondial de Bali tenu entre la fin mai et le début juin 2024.
Une position réaffirmée à l’occasion de la tenue de la 10e réunion des parties de la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux qu’a abritée Ljubljana, en Slovénie, du 23 au 25 octobre 2024.
Le recours à la réalisation et l’exploitation de quatre barrages par le Maroc, n’est pas seulement une agression contre l’Algérie mais une agression contre la communauté internationale et une violation et atteinte à la Charte des Nations Unies. L’hostilité avérée du régime du Makhzen à l’égard de la population de cette chère région du pays n’a rien à envier à la politique génocidaire de l’entité sioniste menée contre le peuple palestinien de la bande de Ghaza privée de l’eau potable, sous l’oeil et le silence coupable de la communauté internationale.
La justice divine
Et comme cette terre est béniepar le ciel, et arrosée par le sang de nos glorieux martyrs,les fortes précipitations de septembre 2024, donneront de nouveau espoir à la vie à cette population. Lors d’une virée dans cette région,le mois d’avril 2025,Algérie54 a relevé, de visu cette amour et attachement à la terre exprimée par nos fellahs qui ont vaincu la dureté des conditions climatiques et réussi à donner vie à la terre, comme l’illustre ce fellah interrogé par nos soins(voir la photo).

Pour les agriculteurs de cette région interrogés par nos soins, leurs vies dépend de l’eau. ” On vit avec l’eau, et sans cette denrée, on meurt” diront-ils. Une expression pour témoigner leur attachement à la terre et à l’Algérie. Les pluies de l’automne 2024 étaient salvatrices en 2025, après plusieurs années de sécheresse liée à la baisse du taux de la pluviométrie et surtout à l’agression du régime du Makhzen, via la construction et l’exploitation de quatre barrages, en violation aux traités internationaux, régissant l’exploitation transfrontalière des cours d’eau.
Pour l’agriculteur Tayeb El Hilali, le ciel a été généreux en 2025 avec d’importantes chutes en automne 2024, permettant une récolte dépassant les espérances, et augurant un espoir de voir cet immense espace devenir un réservoir céréalier dans cette vaste région.
Gara Djebilet: du rêve à la mise en oeuvre du géant dormant de l’acier
La détermination du président de la république Abdelmadjid Tebboune à concrétiser un rêve des générations en une oeuvre civilisationnelle avant d’être un mégaprojet socioéconomique a eu raison des détracteurs et des ennemis de la Nation qui ont parié durant des décennies à faire du rêve une illusion. Le lancement de l’exploitation du gisement minier de Gara Djebilet, et l’inauguration de la ligne ferroviaire reliant l’axe Gara Djebilet-Tindouf-Bechar, ouvrent la voie à cette région de respirer la réalité du développement face à l’isolement et les dures conditions de vie imposées par l’éco-système.
Aujourd’hui, cette région est appelée à devenir une région pionnière en matière d’échanges économiques avec l’Afrique subsaharienne et l’Afrique de l’Ouest, compte-tenu des potentialités qu’elle présente en matière de logistique et de la volonté des pouvoirs publics algériens à diversifier l’économie algérienne.
L’exploitation de la route reliant Tindouf à Zouirette, la mise en place d’une zone de libre-échange, la dorsale transsaharienne, la route transsaharienne, ainsi que la concrétisation de projets structurants en énergie, permettront sans aucun doute une intégration régionale efficiente permettant la stabilisation de la population, la perénnisation du droit à l’éducation et la santé au profit de la population et par conséquent de lutter contre toute forme de marginalisation, maladies et aussi de lutter contre l’immigration clandestine, le trafic de la traite humaine, le trafic de drogue et le terrorisme.
En conclusion, il faut que le retour de l’eau à la Saoura, et le retour du train qui à de nouveau sifflé, permettront à cette région de devenir l’Eldorado tant espéré et rêvé par d’anciennes et actuelles générations.