Par B.Bakhta
Oran accueille un Salon placé sous le sceau de la stratégie économique nationale
Alors que l’Algérie accélère la mise en œuvre de sa stratégie de transformation économique, l’Etat consolide son pari sur la micro-activité comme levier structurant de la diversification et de développement territorial. Le Salon national de la micro-activité, ouvert à Oran, illustre cette orientation stratégique visant à stimuler la production locale, renforcer les chaînes de valeur et inscrire durablement l’entrepreneuriat dans le modèle économique national.
Plus qu’un simple Salon, c’est un signal économique fort qui a été donné jeudi depuis le Centre des conventions Mohamed Ben Ahmed. En inaugurant la deuxième édition du Salon national de la micro-activité, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a placé la micro-entreprise au cœur de la stratégie nationale de diversification économique.
Avec plus de 240 exposants venus de différentes wilayas du pays, cette édition confirme la montée en puissance d’un modèle fondé sur l’initiative individuelle, la valorisation des ressources locales et l’innovation de terrain.
Organisé par l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) sous le slogan « La micro-activité, un mécanisme efficace pour stimuler la production locale et soutenir l’économie nationale », l’événement se poursuit jusqu’au 14 février.
Un cap assumé : faire de la micro-activité un levier structurant
Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux relais de croissance, le message des autorités est clair : la micro-activité n’est plus un dispositif d’appoint, mais un instrument structurant de l’économie nationale.
Pour Noureddine Ouadah, le microcrédit est aujourd’hui « un outil économique et social efficace », capable de transformer des idées en entreprises viables et de rapprocher les citoyens des mécanismes de financement. Il a insisté sur la nécessité de moderniser et de digitaliser les dispositifs d’accompagnement afin de les rendre plus accessibles et plus performants.
La plateforme numérique « angemarket», lancée à cette occasion, s’inscrit dans cette dynamique. Elle vise à renforcer la visibilité commerciale des micro-entreprises et à élargir leur accès au marché, notamment via les technologies de l’information et de la communication.
L’argan, symbole d’une nouvelle logique territoriale
Parmi les annonces majeures de cette édition figure le développement d’un tissu d’activités autour de la filière argan, notamment dans les régions du Grand Sud.
Le ministre a détaillé les axes de travail engagés avec l’ANGEM et d’autres organismes : transformation, séchage, extraction et conditionnement de l’huile d’argan. L’objectif est double : créer des emplois durables dans les zones concernées et valoriser une culture aux atouts économiques, sanitaires et environnementaux reconnus.
Cette orientation illustre une approche territoriale assumée : partir des potentialités locales pour bâtir des chaînes de valeur intégrées, capables de générer de la richesse et de fixer l’emploi au niveau régional.
Oran, carrefour de l’initiative économique
Présent à la cérémonie d’ouverture, le wali d’Oran, Ibrahim Ouchène, a souligné que l’événement traduit « la volonté forte de l’État d’encourager l’investissement productif, notamment chez les jeunes ».
Il a rappelé que la promotion de la micro-activité s’inscrit dans un cadre national de réformes visant à simplifier les procédures administratives, améliorer le climat des affaires et faciliter l’accès aux dispositifs de financement. Selon lui, les micro et petites entreprises constituent une véritable locomotive du développement local et national.
Le Salon, a-t-il ajouté, offre un espace privilégié de rencontre entre porteurs de projets, institutions de soutien et partenaires économiques, favorisant l’émergence de synergies et de collaborations structurantes.
Une dynamique appelée à s’ancrer
Au-delà des stands et des démonstrations de produits, cette deuxième édition du Salon national de la micro-activité apparaît comme une plateforme de convergence entre politique publique, innovation et entrepreneuriat de proximité.
En mettant en avant la jeunesse, la digitalisation et la valorisation des filières locales stratégiques, les autorités entendent consolider un modèle économique plus inclusif et plus diversifié.
À Oran, le message est limpide : la micro-activité n’est plus périphérique. Elle devient un pilier assumé de la transformation économique nationale.