le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri a évoqué la relance des études pour la cincrétisation du corridor ferroviaire reliant Alger à Tripoli via Tunis pour transporter les biens et les voyageurs, lors d’une session de questions devant les parlementaires tunisiens.
Lors d’une session de questions au Parlement, le ministre tunisien des Transports, Rachid Amri, a affirmé dans sa réponse à une question d’un élu portant sur le statut de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) que des études avaient été lancées dans le cadre du projet de liaison ferroviaire avec la Libye et l’Algérie.
Cette relance de ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative d’intégration régionale adoptée par les hauts dirigeants tunisiens, algériens et libyens lors du sommet maghrébin de Carthage qui avait eu lieu en avril 2024, qui vise à faciliter la circulation des biens et des voyageurs entre les trois pays voisins.
Le ministre tunisien des transports a mis l’accent devant les parlementaires de son pays sur les efforts engagés pour obtenir des financements afin de pouvoir mener l’étude préliminaire qui devrait établir un corridor ferroviaire à haute performance reliant le nord et le sud de la Tunisie.
Cette ligne devrait ensuite être reliée aux frontières de l’Algérie et de la Libye. D’après le ministre tunisien, le montant nécessaire pour mener à bien cette étude est estimé à près de dix millions de dinars tunisiens (environ 3 millions d’euros).
Il a également fait savoir que les documents de l’avis d’appel d’offres pour la sélection du cabinet de conseil avaient été préparés et sont en cours d’examen.
Le projet de ligne ferroviaire transmaghrébine a été réactivé dans le cadre de la stratégie d’intégration régionale en marge du sommet de Carthage. Il devrait établir une voie ferrée reliant l’Algérie à la Libye via la Tunisie selon la ligne Oran-Tunis-Tripoli. Ce réseau, destiné au transport de personnes et de marchandises, prévoit également des lignes à grande vitesse et des connexions stratégiques, en plus du renforcement des liaisons vers la Libye et la Mauritanie, dont l’étude est toujours en cours.