Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a souligné, lundi à Alger, l’importance de l’innovation et de la transformation numérique dans le service public, en tant que pierre angulaire d’une administration moderne qui s’adapte aux transformations nationales et internationales et accompagne le processus de développement local durable.
Dans une allocution prononcée lors de sa participation aux travaux d’un séminaire national ayant pour thème “L’innovation et la transformation numérique au profit du service public : vers un programme national d’excellence dans la prestation des services publics”, organisé par l’Instance du Médiateur de la République, sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le ministre a précisé que l’innovation et la transformation numérique dans le service public constituent “la pierre angulaire d’une administration moderne qui s’adapte aux transformations nationales et internationales, accompagne le processus de développement local durable et renforce la confiance du citoyen dans les institutions de son Etat”.
Dans ce contexte, il a souligné que le secteur de l’Intérieur “ambitionne de construire une administration moderne reposant sur la transparence, l’efficacité et la rapidité d’exécution, et qui investit dans les données comme outil décisionnel, en phase avec les orientations de l’Etat en matière de bonne gouvernance et de développement durable, conformément aux instructions du président de la République”.
Partant de ce principe, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports s’attelle à “mettre en œuvre des programmes de réforme globaux touchant les collectivités locales, les services administratifs et le secteur des transports, dans le cadre d’une vision intégrée visant à améliorer la qualité du service public et à renforcer la confiance entre l’administration et le citoyen”.
Relevant l’ampleur des défis accompagnant ce processus, notamment “la sécurisation de l’espace cybernétique et la protection des données personnelles, la garantie d’un accès universel aux services numériques dans toutes les régions du pays et la réduction de la fracture numérique”, M. Sayoud a réaffirmé l’engagement du secteur à “poursuivre la modernisation du service public selon une vision intégrée reposant sur la généralisation de la numérisation, l’amélioration du cadre juridique régissant les services numériques, le renforcement du partenariat avec les différents acteurs nationaux et la consolidation des principes de transparence et de responsabilité”.
De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a indiqué, dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général du ministère, que l’engagement de l’Etat en faveur du processus de transformation numérique intervient “en application des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a affirmé à maintes occasions que la numérisation constitue la pierre angulaire d’une Algérie nouvelle et victorieuse, fondée sur la transparence, l’efficacité, la lutte contre la bureaucratie et l’amélioration du service public par la généralisation des systèmes d’information et la modernisation des méthodes de gestion”.
Pour sa part, le ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a précisé, dans une allocution lue en son nom par le directeur de cabinet du ministère, que “le service public de la santé est au cœur de la transformation numérique, compte tenu des défis actuels qui exigent l’adoption de l’innovation comme méthode de travail et l’accélération de la cadence de la numérisation, en tant qu’outil fondamental pour améliorer la qualité des services et renforcer la confiance du citoyen dans ses institutions”.
Le secteur de la santé, a-t-il poursuivi, a fait de la transformation numérique un “impératif stratégique irréversible”, la qualifiant de “levier fondamental pour promouvoir la qualité des services de santé, garantir l’accès équitable aux soins et améliorer la performance des établissements”.
Dans ce cadre, le ministère de la Santé s’est employé à “construire un système de santé numérique intégré à travers des plateformes modernes qui ont permis la simplification des procédures, l’accélération de la prestation des services, la généralisation du dossier médical électronique, le suivi de la traçabilité des médicaments et la maintenance du matériel médical”, a-t-il ajouté.