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February 18, 2026

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Haddadi met en avant ce que l’Algérie a réalisé en faveur de criminalisation du colonialisme en Afrique

La vice-présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a qualifié l'année 2025 d'étape charnière dans le processus de criminalisation du colonialisme en Afrique, mettant en avant ce que l'Algérie a réalisé dans ce cadre ainsi que dans la réparation des injustices historiques subies par le continent africain.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a qualifié l’année 2025 d’étape charnière dans le processus de criminalisation du colonialisme en Afrique, mettant en avant ce que l’Algérie a réalisé dans ce cadre ainsi que dans la réparation des injustices historiques subies par le continent africain.

Dans une déclaration à l’APS concernant les conclusions de la session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA (14-15 février), Mme Haddadi a indiqué que l’année 2025 marquait une étape charnière dans le processus de criminalisation du colonialisme en Afrique, l’Algérie ayant mené “un mouvement diplomatique et juridique intense couronnée par des décisions historiques établissant un lien entre mémoire et justice internationale”.

La “Déclaration d’Alger”, adoptée à l’occasion de la Conférence internationale sur les crimes coloniaux, tenue les 30 novembre et 1er décembre 2025 à Alger, constitue une étape politique, juridique et symbolique d’une grande portée, dans la mesure où elle a qualifié le colonialisme de crime contre l’humanité imprescriptible et a appelé à des réparations matérielles et morales pour les crimes de spoliation et les violations commises.

La Déclaration d’Alger a également inscrit officiellement le dossier des essais nucléaires, notamment dans le Sud algérien, parmi les crimes environnementaux et humains graves exigeant dépollution et réparation, a-t-elle précisé.

La vice-présidente de la Commission de l’UA s’est félicitée de la décision historique adoptée le 16 février 2025 lors de la 39ème session ordinaire du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA tenue à Addis-Abeba, par laquelle l’organisation continentale a officiellement classé l’esclavage, la déportation forcée et le colonialisme parmi les crimes contre l’humanité et les actes de génocide perpétrés contre les peuples africains.

Concernant la situation générale sur le continent, Mme Haddadi a exprimé sa préoccupation face aux défis majeurs auxquels le continent est confronté à plusieurs niveaux, notamment sur le plan sécuritaire, dans un contexte marqué par la persistance de l’instabilité et des conflits dans certaines régions. Toutefois, a-t-elle ajouté, “il existe de réelles opportunités sur lesquelles il est possible de s’appuyer pour surmonter ces crises et consolider les processus de stabilité et de développement”.

— “Des solutions africaines aux problèmes africains” indispensables pour le règlement des crises menaçant le continent — Pour faire face à ces défis et en atténuer les répercussions, Mme Haddadi a relevé que l’UA poursuit ses efforts en vue du règlement des conflits en cours, à travers l’adoption de l’approche “des solutions africaines aux problèmes africains”, en privilégiant les solutions politiques et le dialogue.

Elle a insisté, à cet égard, sur la nécessité du soutien et de la contribution des Etats membres pour concrétiser ces efforts afin de résoudre ces crises et de relever les défis communs qui menacent la stabilité, la sécurité et la paix sur le continent.

S’agissant du Sommet Afrique-Italie, tenu à Addis-Abeba, le 13 février courant, en marge du Sommet africain, Mme Haddadi a mis en exergue l’importance de cette rencontre, première du genre en Afrique, qui a vu la participation des dirigeants et de la présidente du Conseil des ministres italienne, Giorgia Meloni.

Elle a rappelé les partenariats de l’UA avec des pays et organisations internationales, illustrés par des sommets et des réunions bilatérales et multilatérales, citant notamment les partenariats avec les Nations unies, l’Union européenne (UE), la Ligue des Etats arabes, les Etats-Unis, la Russie, la Turquie et l’Inde.

Ces partenariats couvrent plusieurs domaines, notamment le soutien au développement durable, le libre-échange, la gestion des défis communs tels que la migration et le changement climatique, ainsi que la coopération en matière de développement, de sécurité, de santé, d’énergie et des infrastructures, outre l’appui aux projets économiques et d’investissement et du renforcement de la coopération dans les domaines de la technologie, de l’éducation et de la santé.

La vice-présidente de la Commission de l’UA, a conclu que ces partenariats avec différents Etats et organisations témoignent de l’engagement de l’UA à renforcer la coopération internationale multilatérale au service de l’Afrique, en vue de soutenir le développement économique, social et politique du continent.

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