En France, les réseaux de trafic de drogue, liés au royaume du haschich sont bien protégés par le régime colonial français. Une information que vient de confirmer l’analyste politique français Michel Fayard sur le plateau de la chaîne française Cnews, réputée pourtant être une tribune de l’extrême droite française, un des puissants soutiens du régime du commandeur des croyants au Maroc.
Selon l’analyse politique Michel Fayad, la France refuse de démanteler le trafic de cannabis dans le pays pour ne pas froisser le Maroc premier producteur au monde avec une production équivalente à 23% du PIB marocain.
D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si en France, la consommation de la drogue a augmenté à hauteur de 480% en 2025, selon des chiffres officiels. Les rapports récents de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) révèlent une hausse notable de la consommation.
La consommation du cannabis marocain reste en tête : en 2023, 21 millions de Français âgés de 11 à 75 ans avouent y avoir eu recours au moins une fois. Parmi eux, près de 5 millions l’ont consommé dans l’année écoulée et près de 1,4 million de manière régulière. Le chiffre marquant ? 900 000 usagers quotidiens, selon les dernières estimations
L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) classe le Maroc comme étant le plus grand producteur et exportateur de résine de cannabis au monde, avec une production estimée à plus de 700 tonnes par an.
Les liens du régime du Makhzen avec les réseaux criminels du trafic de drogue ne sont plus à présenter dont les actions ne se limitent nullement à la géographie marocaine, puisque les réseaux de “Pablo Escobar du Sahara”sont très actifs dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest, au même titre que la «Mocro Maffia», organisation criminelle d’origine marocaine basées aux Pays-Bas et en Belgique, très active en Europe. Il y a quelques mois, le journal espagnol El Periodico avait révélé que le triangle formé par Costa del Sol, Gibraltar et le Maroc représente un défi majeur pour les autorités européennes dans leur lutte contre le trafic de drogue.
Soulignant par ailleurs que le détroit de Gibraltar, de par son statut de paradis fiscal, offre un refuge sûr pour le blanchiment d’argent, issu du trafic de drogue.
Liens avérés avec le terrorisme
Les différents rapports publiés par les organisations internationales sur les réseaux de trafic de drogue au service du régime du Makhzen, avaient mis en exergue les liens entre ces réseaux criminels et ceux en activité terroriste, notamment au Sahel. Les dividendes des actes terroristes sont ensuite bien blanchies par les banques marocaines, pour servir à la concrétisation de projets. Les chefs de réseaux sont bien protégés par le Commandeur des croyants et passent souvent des séjours au Maroc sans être inquiétés outre mesure.
Des rapports internationaux, y compris ceux des agences de l’ONU, indiquaient que 40 % du haschich consommé dans le monde et 80 % de celui consommé en Europe provenaient du Maroc.
En 1994, un rapport présenté à l’Union européenne par l’Observatoire géopolitique des drogues pointait l’implication des autorités marocaines dans le trafic de haschich, dénonçant la complicité jusqu’au « premier cercle du pouvoir” .
En 2024, le journal espagnol El Independiente, citant une source du ministère marocain de l’Intérieur, avait indiqué que « Le Maroc a investi massivement dans le trafic de drogue, exploitant ses avantages financiers pour acheter des pays et changer des positions qui servent ses intérêts, en particulier en Europe, en Afrique et en Amérique latine », , ajoutant que « de hauts responsables du gouvernement marocain sont impliqués dans le trafic de drogue », comme le montrent des cas tels que les scandales de “El Escobar du Sahara”, du parlementaire marocain Abdenabi Bioui, alias « El Maltese », qui éclaboussent des membres de l’élite politique et sportive marocaine, des hommes d’affaires, des notaires et des policiers pour avoir transporté des centaines de tonnes de haschich du Maroc vers l’Afrique du Nord et le Sahel.
Même le ministre marocain de la justice Abdellatif Ouahbi est accusé de faire partie de la famille des narcotrafiquants, comme l’indiquent ses liens étroits avec les réseaux du trafic international de drogue, mentionnés par le média ibérique.
Et de poursuivre « L’argent de la drogue passera par un vaste processus de blanchiment à travers le réseau de trafic de drogue en Espagne et les magasins en France, en Belgique et aux Pays-Bas, puis la relation entre le commerce automobile avec l’Afrique et cet argent qui circule de la Belgique vers la Mauritanie et Casablanca. »
Pour sa part,l’ancien officier marocain Abdelilah Issou,avait accusé dans une interview accordée à El Independienté les services de sécurité du Makhzen d’être en liens étroits avec les barons de la drogue.
“Tant qu’il y aura du trafic de drogue au Maroc, il restera le même. Pour que les bateaux partent, il faut non seulement payer l’armée, les unités d’infanterie le long de la côte, mais aussi la Marine et la Gendarmerie maritime. Tout le monde doit être payé. Ils sont tous complices. Le marché fonctionne comme ça” dira-t-il.
Aujourd’hui, la communauté internationale est de nouveau interpellée face à cette guerre de trafic de drogue que mène le régime du Makhzen contre ses voisins et leurs peuples.