Le ministère de la Communication et l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) ont organisé, lundi à Alger, la deuxième session de formation au profit des journalistes sur le thème “Consolidation de la démocratie constitutionnelle et moralisation de l’acte électoral, et leur lien avec les médias”.
A cette occasion, le ministre de la Communication, M. Zoheir Bouamama, a souligné que les médias nationaux constituent “un outil incontournable dans le processus électoral et l’un des fondements essentiels de l’édification démocratique, ainsi qu’un acteur actif sans lequel aucun scrutin ne peut se concevoir”.
“Les médias nationaux jouent un rôle stratégique qui va bien au-delà de la simple transmission d’informations ou de la couverture des campagnes électorales, en devenant un partenaire dans l’instauration de la confiance du public envers le processus électoral et dans le renforcement de sa crédibilité et de sa transparence”, a-t-il précisé.
M. Bouamama a insisté sur le fait que garantir la neutralité et l’objectivité constitue “un devoir légal et éthique”, ajoutant que la neutralité médiatique pendant les périodes électorales “garantit l’égalité des chances entre les candidats, protège la volonté populaire contre les influences illégitimes et consacre le principe d’égalité en ce qui concerne les moyens d’expression publique”.
Dans le même ordre d’idées, il a qualifié les médias nationaux de “pilier essentiel” pour le succès de l’ANIE dans l’exercice de ses missions, grâce à “une couverture transparente et équilibrée des étapes de préparation, de vote et de proclamation des résultats, contribuant ainsi à mettre en exergue les efforts de l’ANIE pour garantir l’intégrité et la transparence, tout en renforçant son image d’institution constitutionnelle indépendante, chargée de protéger la voix des citoyens et d’assurer la crédibilité du processus électoral”.
Le ministre de la Communication a également évoqué la question de la déontologie professionnelle durant les échéances électorales, qu’il qualifie de «véritable test de maturité du système de l’information», relevant que la précision, la vérification des sources, le respect de la vie privée, et le bannissement du discours de la haine et de la diffamation «ne sont pas de simples règles professionnelles, mais de véritables garanties à même de protéger le processus démocratique en lui-même».
Cette session de formation permettra aux journalistes «d’évoquer les règles constitutionnelles issues de la Constitution de 2020 dont les bases ont été posées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et qui ont amorcé une nouvelle ère dans la pratique démocratique dans notre pays», mais aussi «d’ouvrir un débat professionnel autour des pratiques médiatiques dans le sillage des élections».
En conclusion, le ministre a rappelé que «le secteur mise sur la prise de conscience de la corporation médiatique, son professionnalisme et son respect des lois et règles professionnelles, afin que le secteur médiatique algérien soit à la hauteur des enjeux actuels, et un gardien fidèle de la transparence des élections, soutenant la légalité des institutions élues et contribuant efficacement à l’ancrage de l’Etat de droit et au renforcement de la démocratie participative».
De son côté, le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Karim Khelfane, a estimé que la presse nationale constitue “un partenaire essentiel dans la démarche de consolidation de la démocratie constitutionnelle, de moralisation de l’acte électoral, et dans la sensibilisation à l’importance de l’acte électoral”.
A cet égard, il a fait savoir que son instance est pleinement consciente de l’importance du rôle des médias dans l’édification institutionnelle, fondée sur “l’objectivité et la neutralité, la sensibilisation et l’information”, outre “la lutte contre la désinformation et le bannissement du discours de haine et de discrimination”, et ce, dans le cadre “des règles consacrées par la Constitution et la loi organique relative au régime électoral, ainsi que des lois de la République et de la législation régissant la profession de journalisme”.
Pour rappel, cette session de formation a inclus deux ateliers pratiques ayant porté sur les problématiques liées à l’exercice journalistique lors des échéances électorales, l’étude des règles juridiques encadrant une pratique journalistique efficiente durant les élections, la moralisation de l’acte électoral et la consolidation de la démocratie constitutionnelle, ainsi que les garanties juridiques visant à protéger le processus électoral.