La 18e édition de la série des “Dourouss Mohammadia”, consacrée cette année au thème : ” Les efforts des maîtres soufis au service du Saint Coran et des sciences de la charia”, a été clôturée samedi soir au siège de la Zaouïa Belkaïdia Hebria, dans la commune de Sidi Maârouf à Oran, par une conférence donnée par le recteur de Djamaâ El- Djazaïr, cheikh Mohamed Al-Mamoun Al-Qasimi Al-Hassani.
Le cheikh Al-Qasimi Al-Hassani a souligné dans sa conférence, intitulée : ” La piété, clé du savoir et pilier de la civilisation : les efforts des maîtres soufis pour ancrer la centralité du Coran et former l’être humain”, que ” le service du Saint Coran et des sciences religieuses a toujours constitué, à travers l’histoire islamique, l’essence de la mission des maîtres soufis. Ils ont su concilier la science de la charia et la pureté de l’éducation spirituelle, faisant du Coran à la fois une connaissance à comprendre et une conduite à vivre, et de la piété une condition fondamentale pour acquérir le savoir “.
Il a ajouté que ” les zaouïas en Algérie, en tant qu’institutions scientifiques et éducatives, ont préservé le Coran et contribué à renforcer la cohésion sociale et à préserver les fondements de la nation à différentes périodes historiques. Dans leur mission, l’esprit religieux islamique s’est mêlé à l’esprit national “.
Selon lui, ” les zaouïas sont devenues une véritable école de formation des hommes, formant des individus qui connaissent leur Seigneur et leur religion, mémorisent le Livre de Dieu et sont fiers de leur identité “, soulignant qu’elles demeurent ” l’un des piliers essentiels de l’identité algérienne “.
Dans ce contexte, le conférencier a évoqué le fondateur de l’Etat algérien moderne, l’Emir Abdelkader, indiquant qu’il ” a réuni la direction politique, le djihad militaire et l’éducation soufie, devenant un symbole mondial de la lutte et une école de morale humaine “.
Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr a également souligné que ” le soufisme islamique n’a jamais été séparé du fiqh et du hadith et qu’il en a toujours été le soutien. Sa méthode juste combine harmonieusement et de manière complémentaire les dimensions législative et spirituelle de l’Islam, permettant ainsi d’atteindre une vie équilibrée “, ajoutant que ” le besoin aujourd’hui est pressant de s’inspirer de ce modèle équilibré pour faire face aux défis de l’époque “.
Le cheikh Al-Qasimi Al-Hassani a appelé à ” la complémentarité des efforts des savants et des zaouïas pour servir le Saint Coran à la lumière de ses finalités, selon une approche distinguant les constantes des variables, et dans un esprit conciliant l’attachement à l’authenticité, la conscience de la réalité et la prise en compte des exigences du temps et des évolutions de la vie “.
La dernière conférence de cette rencontre, organisée chaque année par la zaouïa à l’occasion du mois sacré de Ramadhan, s’est déroulée en présence du cheikh Sidi Mohamed Nourredine Belkaid, maître de la Zaouïa Belkaïdia Hebria, ainsi que d’un grand nombre de savants, de cheikhs et de responsables locaux.
Pour rappel, cette édition a vu la participation d’éminents savants et jurisconsultes d’Algérie et du monde islamique, notamment d’Egypte, du Liban, de Turquie, de Irak, de Tunisie, de Syrie et du Soudan.
Les conférences présentées lors de ces Dourouss ont abordé plusieurs thèmes, notamment ” Les manifestations de l’attention des maîtres soufis à la biographie prophétique et aux qualités du Prophète “, ” Les chaînes de transmission des maîtres soufis dans les sciences de la charia “, ” Les efforts des maîtres soufis au service du fiqh malikite “, ” Les contributions des maîtres soufis à la science de la terminologie du hadith “, ” Les efforts des maîtres soufis dans la défense de la doctrine sunnite “, entre autres.
Des séances scientifiques ont également été organisées entre les conférenciers et les étudiants de la zaouïa Belkaïdia, qui veille à l’enseignement du Saint Coran, de la charia et du fiqh islamique.