La Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, est une occasion pour évoquer la question des détenues palestiniennes et mettre en lumière leur réalité amère et tragique, qui n’a cessé de se détériorer depuis le début de la guerre génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023.
La souffrance des détenues palestiniennes perdure dans les prisons de l’occupation sioniste dans une indifférence internationale totale, alors que les appels d’organisations palestiniennes se multiplient pour mettre fin aux violations systématiques dont elles sont victimes, améliorer leurs conditions de détention et préserver leur dignité humaine.
La Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers a indiqué que l’année 2025 a connu l’arrestation de 200 femmes, portant à 650 le nombre total de Palestiniennes arrêtées depuis le 7 octobre 2023. Le nombre de femmes détenues dans les prisons de l’occupation sioniste s’élève actuellement à 70 prisonnières, précise la Commission, soulignant que ces données n’incluent pas les détenues de la bande de Ghaza, dont le nombre et l’identité demeurent inconnus.
La même source a souligné que les prisonnières palestiniennes, dont 24 mères ayant laissé leurs enfants sans soutien, subissent des violations psychologiques et physiques systématiques dans les prisons de l’occupation, notamment l’isolement prolongé, des fouilles humiliantes portant atteinte à leur dignité humaine, ainsi que la privation délibérée de communication avec leurs familles, ce qui aggrave leur souffrance psychologique.
La Commission a également indiqué que les détenues sont privées de soins médicaux, de produits d’hygiène personnelle et de vêtements appropriés, tout en faisant face à de nombreuses entraves à l’exercice de leurs pratiques religieuses, notamment la prière, le jeûne et la lecture du Coran.
De son côté, le président du Club du prisonnier palestinien, Abdallah Zaghari, a affirmé, dans une déclaration à l’APS, que l’occupation sioniste détient la majorité des prisonnières dans la prison de Damon, où elles sont confrontées à des conditions de détention particulièrement dures.
Il a ajouté que les autorités d’occupation empêchent également les visites des avocats et des spécialistes des droits de l’homme afin de dissimuler les crimes commis à leur encontre.
Il a précisé qu’un grand nombre de ces détenues sont placées en détention administrative, sans qu’aucune accusation ne soit retenue contre elles, si ce n’est celle “d’incitation” sur les réseaux sociaux, un chef d’accusation devenu l’un des principaux prétextes utilisés par l’occupation pour arrêter les Palestiniens.
Les détenues sont, a-t-il poursuivi, “totalement isolées du monde extérieur, sans communication ni visites, avec d’importantes restrictions imposées même aux visites des avocats”.
M. Zaghari a ajouté que cette situation intervient parallèlement à “de sévères sanctions imposées aux prisonniers depuis le début de l’agression sioniste contre Ghaza, dans un contexte marqué par l’absence totale du rôle du Comité international de la Croix-Rouge et des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme”.
Il a mis en garde contre le fait que “les prisonniers sont en réel danger”, soulignant que le sort de nombreux détenus originaires de Ghaza demeure inconnu, tout comme les lieux de leur détention.
Le même responsable a affirmé que les prisons de l’occupation sioniste “demeurent un terrain ouvert à la torture, à l’affamement, aux crimes médicaux, ainsi qu’aux pratiques de spoliation et de privation, constituant de graves violations systématiques de la dignité humaine”, ajoutant que toutes ces pratiques sont menées par l’occupant sioniste “dans un contexte d’incapacité structurelle et systématique du système international des droits de l’homme à s’acquitter de ses obligations juridiques”.
Il a également accusé la communauté internationale de “défaillance” dans la prise de mesures dissuasives contraignant l’occupation à mettre fin à ses politiques de brutalité et de punition collective, y compris les crimes graves commis à l’encontre des prisonniers palestiniens.
En cette journée internationale, la femme palestinienne continue de faire face à l’occupation sioniste, soit en consentant au sacrifice suprême, soit en s’érigeant en symbole de résilience, demeurant ferme et patiente face à la brutalité et rejetant tous les plans visant le déplacement forcé et le nettoyage ethnique.