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March 11, 2026

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Impasse énergétique et diplomatique du régime du Makhzen

Au moment où l'Algérie est très sollicitée comme Etat pivot en matière sécuritaire , prônant une diplomatie équilibrée ,souveraine et non alignée , estimée de facto et à juste titre comme partenaire fiable en matière d'approvisionnement énergétique, son voisin de l'Ouest vit au rythme de la banqueroute énergétique, diplomatique de la propagande, de la désinformation et du mensonge.

Au moment où l’Algérie est très sollicitée comme Etat pivot en matière sécuritaire , prônant une diplomatie équilibrée ,souveraine et non alignée , estimée de facto et à juste titre comme partenaire fiable en matière d’approvisionnement énergétique, son voisin de l’Ouest vit au rythme de la banqueroute énergétique, diplomatique de la propagande, de la désinformation et du mensonge.

Sur ce registre, il faut souligner que la feuille de route pour la concrétisation du gazoduc transsaharien TSGP a été déjà annoncée par le président de la république Abdelmmadjid Tebboune lors de la réception le mois écoulé à Alger, son homologue nigérien Abdourrahmane Tiani.

Le lancement du tronçon nigérien devrait intervenir après le mois sacré de Ramadhan, éventuellement àla fin du mois de mars en cours. Le lancement de cette phase signifie tout simplement l’enterrement du projet fictif de la réalisation du pipeline Nigeria-Europe via le Maroc du régime du Makhzen

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’année 2026 sera néfaste pour cette entitié fonctionnelle qui a pris son peuple en otage des desseins sionistes et coloniales. Le Maroc, se retrouve aujourd’hui dans une impasse énergétique et diplomatique totale. Dans un revirement qui résonne comme un coup de tonnerre à Rabat, Madrid a officiellement opposé une fin de non-recevoir aux requêtes pressantes du régime du Makhzen. Madrid refuse de garantir l’approvisionnement en gaz au Maroc.Une décision qu’est loin d’être technique, mais le symbole d’un effondrement systémique.

Sur ce registre,le gouvernement espagnol a transmis un message diplomatique sans ambiguïté à Rabat : l’accès du Maroc au gaz naturel liquéfié (GNL) via les infrastructures espagnoles est désormais gravement compromis. La raison invoquée est double mais implacable. D’une part, l’escalade des tensions au Moyen-Orient et les perturbations des routes maritimes ont réduit les volumes disponibles. D’autre part, et c’est là le point crucial, l’Espagne donne la priorité absolue à la sécurité énergétique de l’Union européenne.

Les usines de regazéification espagnoles tournent à plein régime pour stocker le gaz américain destiné au Vieux Continent, ne laissant que des miettes, voire rien du tout, pour le voisin marocain. Plus grave encore pour Rabat, l’opérateur Enagas a instauré un système de certification drastique. L’objectif ? Garantir que pas une molécule de gaz algérien ne transite vers le Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe (GME) en flux inversé. Madrid respecte ainsi scrupuleusement ses accords avec Alger, laissant le Maroc seul face à son destin.

Par ailleurs, il faut noter que durant des années, l’appareil propagandiste inféodé au régime du Makhzen a vendu au monde l’image d’un Maroc leader de la transition énergétique, champion des énergies renouvelables. La réalité de 2026 vient balayer ces affirmations avec une violence inouïe. Les chiffres officiels sont désormais impossibles à maquiller : la contribution réelle des énergies vertes au mix énergétique national marocain stagne entre 3 % et 7 %.

Le pays demeure intrinsèquement dépendant des combustibles fossiles et, surtout, du gaz naturel. En perdant l’accès sécurisé à cette ressource depuis la rupture des relations avec l’Algérie en 2021, le Maroc est entré dans un « tunnel sombre ». Les tentatives de substituer le gaz algérien par des importations coûteuses de GNL ou par le blanchiment d’hydrocarbures russes revendus au prix fort sur le marché local ont atteint leurs limites structurelles.

À l’opposé de cette banqueroute , l’Algérie émerge comme le pivot central de la sécurité énergétique européenne. Alors que Rabat tentait d’isoler Alger par d’intenses campagnes de lobbying au Parlement européen, c’est l’inverse qui s’est produit. L’Algérie détient aujourd’hui les clés de la stabilité pour l’Europe du Sud, sa part de marché sur le continent ayant grimpé à 22 %.

Contrairement à ses voisins maghrébins comme la Tunisie ou la Mauritanie, qui jouissent d’une relative stabilité grâce à leurs partenariats ou à leur neutralité, le Maroc est le seul pays de la région à crier à l’insécurité nationale. La ministre marocaine de l’Économie  Nadia Fettah Alaoui,a elle-même fini par lâcher le mot tabou lors d’une rencontre internationale : « Crise ». Une crise profonde, là où les autres voient une opportunité de croissance.

L’isolement actuel du régime du Makhzen est aussi le fruit d’une diplomatie jugée erratique. En pariant tout sur ses alliances avec l’entité sioniste et le régime d’Abou Dhabi, le Maroc pensait s’être acheté une immunité énergétique. Mais la réalité de 2026 montre que ces entités, elles-mêmes aux prises avec des conflits régionaux majeurs, ne peuvent assurer la logistique nécessaire pour sauver l’économie marocaine. Même le GNL américain, bien que commandé, reste bloqué car l’Espagne refuse d’être le pont de transit pour une stratégie qui violerait ses accords avec l’Algérie.

Dans un geste de désespoir, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, tente désormais un rapprochement avec Moscou, espérant une aide de dernière minute. Cette volte-face, en contradiction totale avec les positions pro-occidentales affichées précédemment, illustre la confusion qui règne dans les cercles de décision à Rabat.

D’autre part, il faut noter que le Maroc se retrouve aujourd’hui au bas de la liste des priorités internationales. En ayant bénéficié pendant des décennies du gaz algérien sans réelle contrepartie, et en ayant ensuite basculé dans une hostilité ouverte, le pays se retrouve acculé. Sans infrastructures de regazéification propres et sans voisins disposés à le secourir, le spectre d’une paralysie économique ou de black-outs généralisés n’est plus une fiction, mais une menace immédiate.

Le temps de la propagande est terminé ; celui de la réalité énergétique a commencé. Pour Rabat, le réveil en 2026 est celui d’une nation qui a perdu son pari sur l’avenir, faute de vision stratégique et d’avoir sous-estimé la puissance de son voisin de l’Est.

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