Deux semaines après le début de l’agression américano-sioniste sur l’Iran, le régime du Makhzen vit au rythme de l’effondrement imminent de son économie, comme l’indique la flambée record des prix du carburant.
Sur ce registre, il faut noter que la Bourse de Casablanca avait enregistré le 3 mars dernier des pertes historiques atteignant 10 % en moins d’une semaine depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, pour une valeur dépassant 3 milliards de dollars.
Les réserves de carburant au Maroc ne suffisent aujourd’hui qu’à couvrir environ 16 jours de consommation, alors que nous en sommes aujourd’hui au 16ᵉ jour de fermeture du détroit d’Ormuz et de la crise énergétique en Europe. Les investisseurs sont en état de panique, et les marchés locaux s’annoncent très difficiles dans les prochains jours, avec un risque de hausse vertigineuse des prix si les tensions au Moyen-Orient persistent. L’effondrement est inévitable, de l’avis même de la presse marocaine et des experts inféodés au commandeur des croyant qui défilent sur les plateaux des chaînes du régime du Makhzen. Selon la presse marocaine de ce vendredi 13 mars, les stock national du carburant du pays ne dépasse pas les 617 mille tonnes, l’équivalent de 18 jours de consommation.
Au début des hostilités armées au Moyen-Orient, la ministre marocaine de l’Économie Nadia Fettah Alaoui,avait reconnu l’impact de cette guerre sur l’économie de son pays, en lâchant le mot tabou lors d’une rencontre internationale : « Crise ». Une crise profonde, là où les autres voient une opportunité de croissance. (Lire: Impasse énergétique et diplomatique du régime du Makhzen)
Le Maroc, menacé par le défaut de payement de sa dette
Selon les chiffres communiqués au début de l’année 2026 en cours, la vulnérabilité de l’économie marocaine est de plus en plus grandissante, comme l’atteste les indicateurs du niveau de la dette publique, atteignant les 1300 milliards de Dirhams, menaçant directement le quotidien du citoyen marocain qui fait face déjà à une perpétuelle et continue chute de son pouvoir d’achat.
Sur ce plan, les signaux sont au rouge, avec un endettement atteignant les 75% du PIB marocain, (30% de la dette totale est détenue par des créanciers étrangers, dont des français, espagnols, japonais, le FMI) ce qui signifie que le pays est ecposé aux chocs externes, ainsi qu’un déficit budgétaire de 6%, sachant que ce déficit ne cesse d’augmenter sous la pression de la hausse des prix énergétiques et alimentaires.
El là, on arrive à la réelle menace, celle du défaut de payement, et que le pays n’arrive pas à honorer ses engagements. A ce titre le Maroc ne pourrait pas rembourser une partie de sa dette extérieure estimée à 40 miliards de dollars US, détenue par des créanciiers étrangers.
Le scénario
Les conséquences, c’est la panique qui ébranlera les marchés financiers,et les investisseurs perdent confiance et se débarrasent de leurs dirhams et la monnaie locale s’effondre, ce qui engendra une baisse massive des salaires, et les prix des produits importés deviendront plus chers et hors de portée du pouvoir d’achat de la majorité des marocains
De ce fait, le pays sera confronté à l’acceptation d’un taux d’intéret plus élevé pour attirer les de potentiels investisseurs. Sur ce plan, il faut bien préciser que la communauté financière internationale ne fait pas dans la dentelle. Sa réaction est punitive. La valeur des obligations marocaines s’effondre. Les grandes institutions financières internationales de Bretton Woods, à l’instar du FMI, ferment le robinet et le système bancaire international met le pays en quarantaine
Cette éventuelle situation en résultera des banques en crise(manque de liquidités et risque de faillite de 20à 30% des banques), les importateurs seront dans l’incapacité de payer leurs fournisseurs,le chômage explose, et passera de 10% actuellement à 16 % et le secteur du tourisme s’effondre ( un des principaux revenus du pays). C’est l’effet de dominoqui se produira. La suite, c’est les retombées sociales et le coût humain et l’imact direct sur les ménages. L’inflation et la dévaluation obligent, l’appareil exécutif coupera les aides sociales et sera appelé à affronter la colère sociale et la rue.Voilà le scénario envisageable pour un pays qui vit un choc économique et qui risque d’être le premier pays qui s’effondre dans le sillage de cette guerre menée par les USA et leur allié sioniste contre l’Iran.