Le positionnement de l’Algérie dans le développement de la filière hydrogène a été au centre du débat, lors d’une table ronde organisée dans le cadre du 8e symposium de l’Association algérienne de l’industrie du gaz (AIG), réunissant des experts nationaux et étrangers.
Les intervenants à cette table ronde, organisée sous le thème “hydrogène : défis et opportunités” ont souligné que l’Algérie ne se positionne pas comme un simple acteur émergent, mais ambitionne de devenir un pilier stratégique, notamment pour le marché européen, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition énergétique.
Le modérateur de cette table ronde, Walid Kremia, expert en énergie, a évoqué la stratégie nationale déployée à l’horizon 2030-2040, qui repose sur une approche progressive visant à maîtriser les technologies liées à la production d’hydrogène, en particulier l’hydrogène vert.
L’expert Hacen Hamiti a, pour sa part, relevé que cette ambition s’appuie sur plusieurs atouts majeurs, dont un potentiel solaire exceptionnel, notamment dans les régions du sud du pays, des coûts de production compétitifs, ainsi que des infrastructures existantes, notamment portuaires et de transport. L’expertise accumulée par Sonatrach dans le domaine des gaz industriels a également été citée comme un levier important pour le développement de cette filière.
Les discussions ont, par ailleurs, mis en évidence les défis auxquels fait face l’hydrogène à l’échelle mondiale. Certains experts ont évoqué un rendement énergétique limité, avec des pertes importantes tout au long de la chaîne de production, ainsi que des coûts encore élevés et des risques liés aux fuites. La dépendance technologique constitue également un enjeu pour les pays en phase de transition.
D’autres intervenants ont, en revanche, insisté sur les opportunités offertes par cette énergie, notamment dans les secteurs industriels difficiles à décarboner, tels que la sidérurgie et le ciment, ainsi que dans le stockage des énergies renouvelables et la mobilité lourde.