Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a indiqué, lundi à Alger, que le projet de loi organique relatif au régime électoral constitue une étape charnière pour renforcer le processus démocratique, et qu’il est le fruit de larges concertations ayant associé différents secteurs, acteurs politiques et experts.
Lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée à la réponse aux questions des députés sur ce projet de loi, le ministre a souligné que celui-ci intervient en conformité avec l’amendement technique de la Constitution. Ainsi, il prévoit “une réorganisation et une restructuration de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), renforçant son indépendance et son efficacité, tout en maintenant ses prérogatives essentielles et en confiant les aspects matériels et logistiques aux services du ministère de l’Intérieur”, a-t-il précisé.
Ce projet de loi vise à “améliorer l’efficacité du processus électoral et référendaire et à renforcer l’équilibre institutionnel, contribuant ainsi à l’édification d’institutions plus fortes”, a-t-il ajouté. Les amendements “n’ont pas affecté les prérogatives de l’ANIE, mais lui permettront de se concentrer sur ses missions essentielles de supervision et de contrôle”, a ajouté le ministre.
Il comporte “des mesures supplémentaires pour garantir l’intégrité, pour ne citer que l’exclusion des candidats, des coordinateurs et de leurs poches jusqu’au quatrième degré de l’encadrement des centres et bureaux de vote”, a-t-il fait savoir.
Concernant les conditions de candidature, “la réservation d’un tiers des listes aux femmes répond aux préoccupations des partis politiques, avec la possibilité d’une dérogation exceptionnelle en cas de difficultés”, a ajouté le ministre qui a précisé que ce quota “représente un minimum pouvant être revu à la hausse, tout en encourageant la candidature des compétences et en renforçant la compétitivité”.
Le projet comporte également “une disposition transitoire prévoyant l’exemption des listes de cette condition lors du premier scrutin, tandis qu’un quota réservé aux jeunes de moins de 40 ans a été introduit afin d’élargir leur participation à la vie politique”, a-t-il conclu.