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April 3, 2026

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Espionnage et drogue: la guerre que mène le Maroc à l’Espagne

Après le grand scandale d'espionnage portant l'empreinte maroco-sioniste au nom de Pegasus ayant ciblé les hauts dirigeants espagnols à l'instar du Président du Conseil espagnol Pedro Sanchez et ses ministres de la Défense, de l'Intérieur et de l'agriculture et des responsables du renseignement espagnol, voilà une nouvelle affaire liée à ce genre d'hostilités makhzeniennes révélées par des sources ibériques à savoir le licenciement d'un agent d'origine marocaine exerçant au sein des services de renseignements espagnols CNI.

Après le grand scandale d’espionnage portant l’empreinte maroco-sioniste au nom de Pegasus ayant ciblé les hauts dirigeants espagnols à l’instar du Président du Conseil espagnol Pedro Sanchez et ses ministres de la Défense, de l’Intérieur et de l’agriculture et des responsables du renseignement espagnol, voilà une nouvelle affaire liée à ce genre d’hostilités makhzeniennes révélées par des sources ibériques à savoir le licenciement d’un agent d’origine marocaine exerçant au sein des services de renseignements espagnols CNI.

Concernant cette affaire révélée au grand public, un rapport vient de confirmer que les services de renseignements espagnols CNI ( Centre National de Renseignement) avaient licencié l’un de ses agents d’origine marocaine durant l’été 2023, jugeant sa loyauté envers l’Espagne et l’institution « pour le moins incertaine », selon un arrêt récent de la juridiction nationale confirmant la décision de l’agence.

Ce licenciement faisait suite à un rapport interne établi par la Direction du personnel du CNI, qui s’inquiétait du fait que, précisément en raison de ce manque de loyauté présumé, l’agent puisse être recruté par les services de renseignement de son pays d’origine, ce qui représenterait un risque pour la sécurité du CNI.

Cette affaire serait liée au séjour du président sahraoui Brahim Ghali, lors de son hospitalisation en été 2021, et les manœuvres de la DGED marocaine dirigée par Yassine Mansouri, éclaboussée par le scandale d’espionnage de corruption de députés européens connu sous le nom de Marocgate. Le rapport du CNI note que la DGED marocaine travaillait sans relâche à recruter des collaborateurs en Espagne dans divers domaines. Le CNI affirmait alors que Rabat déployait à cette fin des « ressources considérables, notamment financières ».

Par ailleurs, au cours des treize dernières années, le CNI a empêché, « pour des raisons de sécurité nationale », au moins six ressortissants marocains d’acquérir la nationalité espagnole après avoir décelé des liens présumés entre eux et les services de renseignement espagnols.

Les tunnels militaires de la drogue

Dans un dernier développement de l’affaire des tunnels utilisés par les trafiquants de drogue pour écouler leur poison en Espagne à partir du territoire marocain, la presse ibérique a fait savoir que la dernière découverte à savoir un tunnel de 19 mètres de long, près de la frontière marocaine, se situe en face d’une base militaire de l’armée marocaine les FAR, ce qui ouvre la voie et le droit à de multiples questionnements sur les liens entre les services marocains de sécurité et les réseaux de trafic de drogue, sachant que le régime du Makhzen avait tout le temps utilisé la carte de trafic de drogue ou de l’immigration comme un moyen de chantage ou de pression à l’égard des autorités espagnoles.

Selon des sources espagnoles, le tunnel en question devrait être en principe, sous surveillance constante des autorités sécuritaires marocaines. Cette zone est censée être contrôlée par les FAR, mais – selon l’enquête de la Police espagnole, les réseaux criminels n’ont eu aucune difficulté à opérer , pendant des années, ou des tonnes de haschisch y ont transité avant d’être distribuées dans toute l’Europe.

Ce n’est pas la première fois que la surveillance marocaine flanche face au trafic de drogue. En 2025, lorsque la Garde civile espagnole a découvert le premier tunnel reliant les deux pays, l’entrée se situait également dans la même zone militaire. Ce fait était clair pour les enquêteurs dès le départ – et l’est encore aujourd’hui – mais les médias marocains ne l’ont révélé que deux mois plus tard .

.Les sources espagnoles notent dans ce cadre, que le Maroc continue d’ignorer les demandes officielles de la juge María Tardón, qui sollicite des informations pour faire avancer l’enquête , concernant la découverte il y a plusieurs mois, du premier tunnel à Ceuta utilisé à partir du territoire marocain par les trafiquants de drogue.

La preuve de ce manque de coopération réside précisément dans l’opération menée par la Brigade centrale des stupéfiants (UDYCO), qui a permis de découvrir le second tunnel de drogue. Parmi les 27 individus arrêtés par la Police espagnole figurent les deux chefs du réseau. D’une part, l’organisateur des deux tunnels et des opérations de trafic de drogue qui s’y déroulaient – ​​qui n’avait pas été arrêté après l’opération Hadès , celle qui avait permis de découvrir le premier tunnel – ; d’autre part, le concepteur des deux tunnels – le « narco-architecte » – mis au jour par les forces de sécurité espagnoles. Les autorités marocaines n’ont à aucun moment participé à l’enquête.

Le commissaire principal de l’Unité centrale espagnole de lutte contre la drogue et le crime organisé (UDYCO), Antonio Martínez Duarte, a expliqué lors d’une conférence de presse mardi dernier que cette dernière opération de police avait permis de démanteler l’un des plus importants réseaux de distribution de haschich en Espagne. Les enquêteurs affirment que le réseau a été contraint de cesser d’utiliser le tunnel l’été dernier sous la pression de la police, qui avait intercepté de nombreuses cargaisons de drogue appartenant à l’organisation. C’est alors que les trafiquants ont commencé à collaborer avec des réseaux de La Línea de la Concepción (Cadix) et de Galice, qui leur fournissaient des vedettes rapides et des bateaux de pêche pour le transport du haschich.

Preuve en est que l’enquête policière a débuté en février 2025 et qu’en août, six mois plus tard, les chefs du réseau ont signé un accord pour importer la drogue du Maroc vers la Galice, suite aux pressions policières exercées sur la route du sud, via Ceuta. La plus importante saisie a eu lieu en juin dernier, lorsque les forces de sécurité espagnole ont intercepté 15 000 kilos de haschisch dans une remorque à Almería, en provenance de Nador.

Par ailleurs, il faut préciser que le tunnel de drogue disposait d’un système extrêmement sophistiqué. Son entrée, dissimulée derrière une grande chambre froide insonorisée, comportait trois niveaux : un puits descendant, une chambre intermédiaire pour le stockage des ballots et une ligne finale vers le Maroc équipée d’un système de rails, de wagons, de poulies et de grues pour le transport des palettes de haschisch. Selon les enquêteurs, la structure ressemblait à une mine . Ce système permettait aux trafiquants d’importer des tonnes de haschisch en toute sécurité, assurant ainsi leur acheminement vers l’Espagne, puis vers le reste de l’Europe.

Le tunnel reliant le Maroc était dissimulé sous un bâtiment industriel. Sa conception élaborée permettait le transport de ballots de haschisch sans contact visuel direct entre les personnes impliquées. Pour assurer son bon fonctionnement, l’organisation avait installé des systèmes de pompage et d’insonorisation qui permettaient à l’infrastructure de rester opérationnelle sans éveiller les soupçons.

Comme le montrent les images fournies par la police espagnole, pour accéder au tunnel, il fallait descendre un puits jusqu’à un niveau intermédiaire où des ballots de haschisch étaient empilés sur des palettes avant d’être remontés à la surface. Cet espace était connu sous le nom de « zone de stockage de drogue ». C’est là que les ballots étaient préparés et entreposés après avoir été hissés par un système de grues et de poulies conçu pour déplacer des charges lourdes depuis un niveau inférieur. C’est à ce niveau que commençait le tunnel labyrinthique, typique d’une mine, avec des wagonnets circulant sur un système de rails — un système, selon les enquêteurs, caractéristique d’un projet d’ingénierie parfaitement conçu.

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