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April 17, 2026

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Réunion du Comité monétaire et financier international: Une gouvernance internationale solide est essentielle pour l’économie mondiale, souligne Lamine Lebbou

Le gouverneur de la Banque d'Algérie (BA) Mohamed Lamine Lebbou a souligné à Washington, lors de la 53e réunion du Comité monétaire et financier international, l'importance pour les politiques financières de renforcer les cadres réglementaires et prudentiels, à suivre de près les risques émergents, tout en œuvrant à la stabilité des prix, relevant qu'une gouvernance internationale solide est essentielle au bon fonctionnement de l’économie mondiale.

Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) Mohamed Lamine Lebbou a souligné à Washington, lors de la 53e réunion du Comité monétaire et financier international, l’importance pour les politiques financières de renforcer les cadres réglementaires et prudentiels, à suivre de près les risques émergents, tout en œuvrant à la stabilité des prix, relevant qu’une gouvernance internationale solide est essentielle au bon fonctionnement de l’économie mondiale.

Dans une déclaration prononcée au nom de l’Algérie, le Ghana, la République islamique d’Iran, la Libye, le Maroc, le Pakistan et la Tunisie, M. Lebbou a noté lors de cette rencontre (16-7 avril) qu'”une gouvernance internationale solide demeure essentielle au bon fonctionnement de l’économie mondiale. Des cadres multilatéraux efficaces peuvent contribuer à réduire la fréquence et la gravité des chocs en facilitant des ajustements de politiques coordonnés et ordonnés”.

Il a précisé que dans le sillage de l’incertitude qui caractérise l’économie mondiale suite à la situation au Moyen-Orient “la politique monétaire doit demeurer résolument axée sur la stabilité des prix. Un renforcement de la flexibilité du taux de change peut aider les économies à absorber les chocs, en particulier dans les pays importateurs de produits alimentaires et d’énergie confrontés à des pressions sur la balance des paiements”.

Quant aux politiques budgétaires, elles doivent viser à renforcer les politiques monétaires “tout en continuant de protéger les ménages vulnérables, en particulier à mesure que la hausse des prix alimentaires accroît les risques d’insécurité alimentaire et de pauvreté. Dans le même temps, les mesures doivent s’inscrire fermement dans des cadres budgétaires crédibles à moyen terme et faire l’objet d’une communication claire afin de préserver la crédibilité de l’action publique. Lorsque des recettes additionnelles existent, elles devraient être utilisées pour reconstituer des marges de manœuvre budgétaires”.

Evoquant les politiques financières, elles doivent viser à renforcer les cadres réglementaires et prudentiels, ainsi qu’à suivre de près les risques émergents, en particulier les risques liés à la numérisation financière, y compris les crypto-actifs, ainsi qu’aux institutions financières non bancaires, doivent être pleinement compris et efficacement atténués.

S’agissant des répercussions de la situation au Moyen-Orient, M. Lebbou a noté que les résultats de croissance devraient demeurer très contrastés selon les pays, reflétant des différences dans l’importance relative des canaux de transmission et dans les caractéristiques structurelles sous-jacentes. Cette divergence est susceptible de s’accentuer dans les économies présentant des vulnérabilités budgétaires et extérieures préexistantes. Il a ajouté dans ce contexte que les perspectives de croissance mondiale demeurent extrêmement incertaines, en raison de cette escalade, affirmant que les retombées comprennent notamment les chaînes d’approvisionnement mondiales et les marchés financiers, en plus des marchés traditionnels de l’énergie et que la croissance mondiale devrait s’affaiblir davantage, tandis que les pressions inflationnistes se renforcent.

Soulignant le rôle de l’Algérie pour contribuer activement au soutien du marché de l’énergie et accroître ses exportations de gaz naturel vers l’Union européenne, le gouverneur a relevé que certaines économies ont subi de lourds dommages, en particulier aux infrastructures énergétiques, ces pertes l’emportent de loin sur les éventuels gains liés à la hausse des prix de l’énergie, en particulier compte tenu des effets des sanctions qui restreignent l’accès au commerce international et aux marchés financiers.

Par contre, les économies importatrices d’énergie subissent des effets défavorables à travers l’alourdissement de leur facture d’importation, ce qui pèse sur leurs équilibres budgétaires et extérieurs. Ces pressions peuvent être aggravées par des canaux supplémentaires, tels qu’une baisse des envois de fonds, un recul des recettes touristiques, un durcissement des conditions financières et un ralentissement des entrées de capitaux.

D’autre part, M. Lebbou a salué, au nom du même groupe de pays, le rôle du FMI dans la gouvernance économique mondiale, notant avec satisfaction les travaux du FMI sur le traitement des déséquilibres extérieurs excessifs dans les grandes économies et soulignons l’importance d’intégrer systématiquement l’analyse du secteur extérieur dans la surveillance, y compris l’évaluation des retombées des politiques menées dans les économies d’importance systémique, sur les pays plus petits et plus vulnérables.

“Nous nous félicitons du Programme d’action mondiale de la Directrice générale, qui garantit un soutien durable du FMI aux pays membres à travers les conseils de politique économique, le développement des capacités et l’assistance financière. Nous prenons note des examens de politique majeurs actuellement en cours, notamment l’Examen global de la surveillance, l’Examen du Programme d’évaluation du secteur financier, l’Examen de la conception des programmes et de la conditionnalité, ainsi que l’Examen de la politique d’accès exceptionnel, et nous attendons avec intérêt leur achèvement en temps opportun afin de renforcer davantage le cadre institutionnel du Fonds”, a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la BA a exprimé aussi l’appui du groupe aux “Principes directeurs de Diriyah sur la réforme des quotes-parts et de la gouvernance”, soulignant la nécessité de poursuivre les progrès dans le programme de réforme de la gouvernance du Fonds, et en appelant “les membres qui ne l’ont pas encore fait à achever sans plus tarder leurs procédures nationales d’approbation du consentement à l’augmentation des quotes-parts au titre de la Seizième Révision générale des quotes-parts (RGQ), et nous insistons sur l’importance de faire progresser les discussions dans le cadre de la Dix-septième RGQ”.

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