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April 18, 2026

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Les engrais phosphatés financés par la France au Maroc: la menace sur l’agriculture ouest- africaine

L'agriculture et les sols de l'Afrique de l'Ouest sont menacés les engrais phosphatés en provenance et financés par la France. Sur ce registre, l'expert africain Malick Niang, membre du conseil d’administration de WAFA Fertilizer, affirme que l’Afrique de l’Ouest fait face à une double contrainte: une forte dépendance aux importations d’engrais et des défis structurels liés à la dégradation des sols, aux coûts élevés et aux limites logistiques. À cela s’ajoute la question de la qualité des intrants, encore insuffisamment encadrée dans plusieurs pays de la région.

L’agriculture et les sols de l’Afrique de l’Ouest sont menacés les engrais phosphatés en provenance et financés par la France. Sur ce registre, l’expert africain Malick Niang, membre du conseil d’administration de WAFA Fertilizer, affirme que l’Afrique de l’Ouest fait face à une double contrainte: une forte dépendance aux importations d’engrais et des défis structurels liés à la dégradation des sols, aux coûts élevés et aux limites logistiques. À cela s’ajoute la question de la qualité des intrants, encore insuffisamment encadrée dans plusieurs pays de la région.

L’expert africain cite le cadmium présent dans certains engrais phosphatés suscitant des inquiétudes dans les travaux scientifiques internationaux, notamment ceux relayés par la FAO et l’OMS. Ce métal lourd peut s’accumuler dans les sols et s’inscrire dans le temps long, mais les données disponibles en Afrique de l’Ouest restent limitées.

C’est dans cette zone d’incertitude que s’inscrivent certains financements récents, notamment celui de l’Agence française de développement AFD en faveur du groupe marocain OCP, présenté comme un soutien à une agriculture”bas carbone” et durable.

Pour l’expert Malick Niang,, la réponse passe par un renforcement du contrôle et de la traçabilité des engrais importés, ainsi qu’une harmonisation des normes au niveau régional.

“Oui, nous sommes en face d’un risque réel et encore mal quantifié en Afrique de l’Ouest. Nous savons que le cadmium constitue un risque crédible et potentiellement sous-estimé pour les terres ouest-africaines. Les sols que nous avons sont acides, pauvres en matière organique, ce qui favorise la mobilité de ce métal. Même si les données sont fragmentées, nous savons qu’il est bioaccumulable et qu’il peut persister sur plusieurs décennies. D’où la nécessité de renforcer les contrôles, d’harmoniser les normes et surtout de mettre en place une véritable traçabilité des engrais importés, car les conditions sont réunies pour une contamination silencieuse si rien n’est fait”, a-t-il souligné.

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