La politique, c’est l’amour de la patrie et rien de plus 🇩🇿

May 14, 2026

NA

A la une, Économie

ACTUALITES

Filière aquacole: l’Algérie ambitionne de produire 20.000 tonnes de poissons à l’horizon 2027

L’Algérie ambitionne d’atteindre une production annuelle de plus de 20.000 tonnes de poissons d’élevage à l’horizon 2027, a révélé mercredi à Tipasa le directeur général de la pêche et de l’aquaculture au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Miloud Triaa.

L’Algérie ambitionne d’atteindre une production annuelle de plus de 20.000 tonnes de poissons d’élevage à l’horizon 2027, a révélé mercredi à Tipasa le directeur général de la pêche et de l’aquaculture au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Miloud Triaa.

Dans une déclaration en marge de la visite du secrétaire général de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) relevant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Miguel Bernal, au Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA) de Bou-Ismaïl, M.Triaa a indiqué que l’Algérie prévoit de produire plus de 20.000 tonnes de poissons grâce à la filière aquacole à l’horizon 2027.

Il a ajouté qu’une production de 12.000 à 14.000 tonnes est attendue durant l’année en cours, dans le cadre d’un plan d’action adopté par le gouvernement au début de l’année.

Ce plan s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des engagements de l’Algérie et de sa conformité aux normes de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, a-t-il précisé, notant que l’Algérie a occupé, durant les années 2024 et 2025, une place de premier plan parmi les pays du bassin méditerranéen en matière de respect des normes de cette instance relevant de la FAO.

M. Triaa a également souligné l’existence d’un partenariat stratégique entre l’Algérie et cette instance, axé sur l’échange d’expertises scientifiques et techniques, ainsi que sur la concertation et la coordination en vue de préserver les ressources halieutiques, conformément aux principes des Nations unies relatifs au développement durable. Il a affirmé que l’Algérie est un membre actif des activités de la CGPM.

Dans ce cadre, le même responsable a indiqué que l’Algérie a mené, depuis 2017, plus de 35 campagnes d’évaluation des ressources halieutiques et créé plus de cinq (5) zones de pêche protégées, parallèlement au renforcement du système de collecte de données et de statistiques, à l’adoption d’outils de numérisation et de systèmes technologiques, ainsi qu’à l’introduction de nouveaux moyens scientifiques de protection des ressources halieutiques.

Il a, en outre, exprimé la volonté de l’Algérie de poursuivre le développement de la coopération avec cette instance, notamment dans le domaine de l’aquaculture, d’autant plus que le bassin méditerranéen fait face à un déficit de production halieutique et demeure dépendant du marché international pour les aliments et les alevins de poissons. Il a plaidé, à ce titre, pour la création d’une ferme pilote en Méditerranée dédiée à l’étude des impacts environnementaux de l’aquaculture.

De son côté, le secrétaire général de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée, Miguel Bernal, a mis en avant l’importance du littoral algérien dans la préservation des ressources halieutiques, saluant le rôle “très important” de l’Algérie dans la mise en œuvre des différents programmes de la Commission et son engagement à respecter ses normes.

M. Miguel Bernal a indiqué que sa visite en Algérie s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération, de la coordination et du partenariat entre l’instance et l’Algérie, la qualifiant de “fructueuse et positive” à plusieurs niveaux, notamment en matière d’accompagnement scientifique et technique, particulièrement dans le domaine des programmes de recherche scientifique, qu’il a jugé très important pour parvenir à des résultats efficaces en matière de gestion et d’exploitation des ressources halieutiques.

Il a, par ailleurs, salué la volonté de l’Algérie de développer la filière de l’aquaculture, considérée comme l’une des solutions aux défis alimentaires mondiaux et à la préservation des écosystèmes marins, affirmant la disponibilité de la Commission à soutenir l’Algérie à travers des projets et programmes communs.

M. Bernal a également souligné que l’Algérie est “bien représentée” au sein des structures de la Commission, réaffirmant la poursuite du travail conjoint avec les autorités algériennes pour soutenir cette dynamique.

Il a aussi visité les différentes structures du Centre de recherche en pêche et aquaculture afin de s’enquérir de ses activités et travaux de recherche, avant d’assister à des exposés sur les projets de recherche scientifique menés conjointement entre le Centre et l’Instance, puis la présentation d’une maquette du projet de la station expérimentale d’élevage de crevettes de Skikda. 

Partager cet article sur :

Articles similaires