Par Hanane Ben
Une enquête publiée dans New York Times accuse l’armée sioniste des pires crimes contre l’humanité. L’article, signé par le chroniqueur Nicholas Kristof, évoque un schéma de violences sexuelles généralisées sur les détenus palestiniens par les soldats de l’armée sionistes.
Pour ce qui semble être une révélation inédite pour le NYT, plusieurs enquêtes et témoignages publiés par le passé avaient déjà fait état de pratiques assimilées à de graves violations des droits humains dans les prisons de l’entité sionistes.
Le journaliste américain accuse son pays d’être complice de ce qui se passe dans les prisons israéliennes. Il a estimé que «l’argent des contribuables américains contribue à financer l’appareil sécuritaire israélien ; les États-Unis se rendent donc complices de violences sexuelles».
Il a commencé son enquête par le témoignage d’un journaliste palestinien affirmant avoir été filmé lors d’une agression sexuelle commise par des soldats israéliens, hommes et femmes, qui l’avaient violé à l’aide d’objets.
Pour Kristof, le nombre de cas de viol est probablement sous-estimé, dans la mesure où il demeure extrêmement difficile d’en parler ouvertement dans une société palestinienne conservatrice, soulignant avec force, des décennies de déshumanisation des Palestiniens, contribuant à de tels actes.
Kristof a aussi interrogé des avocats israéliens qui ont reconnu l’ampleur du phénomène de viol des Palestiniens.
Des rapports récents, émanant de diverses organisations internationales et d’ONG, ont alerté sur les cas de violences sexuelles dont sont victimes les détenus palestiniens. Ils font état de témoignages de détenus palestiniens évoquant des mauvais traitements et des violences graves dans les prisons de l’entité sioniste.
Un rapport du mois dernier a révélé des témoignages similaires, tirés d’un rapport intitulé « Violences sexuelles et transferts forcés en Cisjordanie : comment l’exploitation des dynamiques de genre alimente les déplacements de population», publié par le Consortium pour la protection de la Cisjordanie.
En mars, Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, a affirmé, dans un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, que «le système carcéral israélien s’est transformé en un laboratoire de cruauté systématique», évoquant des sévices infligés à des Palestiniens, notamment des viols perpétrés à l’aide d’objets.
Les témoignages recueillis, particulièrement choquants, et d’une telle gravité qu’il est impossible d’en retranscrire l’ensemble ici.