La Commission de la fatwa et de l’orientation de la Mission algérienne du hadj a annoncé, jeudi à La Mecque, qu’il est permis aux pèlerins ayant des excuses valables de ne pas passer les nuits à Mina durant les jours de Tachriq, ainsi que de charger un tiers d’accomplir à leur place le rite de la lapidation des stèles.
La Commission a autorisé, dans un communiqué, les personnes ayant des excuses valables, à savoir les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ainsi que leurs accompagnateurs et les personnes chargées de leur assistance, à ne pas passer les nuits à Mina et à charger un tiers d’accomplir la lapidation des stèles, compte tenu de “l’affluence exceptionnelle que connaît cette saison du hadj et des contraintes d’espace à Mina”.
Elle a précisé que cette fatwa vise à “préserver la dignité du pèlerin et à lui éviter de passer la nuit dans les routes et les pistes, dans des conditions ne respectant pas la dignité humaine”.
La Commission a souligné que “la préservation de la vie humaine constitue l’un des objectifs suprêmes de la charia”, rappelant les principes juridiques islamiques notamment la règle disant: “lorsqu’une difficulté inhabituelle ou un préjudice touche les pèlerins, l’allègement devient le jugement voulu par Allah pour Ses serviteurs”.
Concernant les pèlerins aptes physiquement, la Commission a indiqué que “ceux qui trouvent un endroit où passer la nuit sans porter préjudice aux plus vulnérables doivent passer la nuit à Mina”, précisant que cette obligation est remplie par une présence à Mina durant une partie de la nuit, (soit plus de la moitié). Ils peuvent ensuite rejoindre leurs hôtels et revenir pour la lapidation des stèles avant le coucher du soleil.